Fondé en 1937 par le père Jacques Haddad, l’hôpital de La Croix devient un établissement psychiatrique en 1951. Actuellement, l’institution est le plus important hôpital psychiatrique du pays. En 1937, l’hôpital avait reçu 375 malades, l’année dernière 2 075 patients y étaient hospitalisés. L’institution, qui compte 1055 lits, dispose de plus de 35 000 dossiers de patients. Deir el-Salib, fidèle aux enseignements de son fondateur, reçoit des malades de toutes les communautés, les classes sociales et les nationalités. Au fil des ans, l’hôpital s’est agrandi. Il présente actuellement plusieurs pavillons : le service Saint-Jacques, qui a une capacité de 130 lits, reçoit une clientèle privée. Le service Saint-Élie a une capacité de 300 lits, dont la plupart sont aux frais du ministère de la Santé. C’est dans ce bâtiment que les ateliers d’art thérapie et d’ergothérapie sont organisés. Le service saint-Michel peut accueillir 125 patients. Ses lits sont réservés aux soldats de l’armée, aux membres des FSI, aux personnes couvertes par l’Unrwa et aux patients de 4e classe. Le service Saint-Dominique est consacré aux enfants malades ou handicapés qui disposent dans ce bâtiment d’une vaste cour de jeux et d’une garderie spéciale avec piscine. Le service Notre-Dame a une capacité de 400 lits réservés aux femmes soignées au frais du ministère de la santé et de l’Unrwa. Soulignons que chaque service présente une salle à manger, une salle de séjour et détente avec radio, télévision et vidéo, une large pièce de réception, et un jardin. À l’hôpital psychiatrique de La Croix, sur les 1 055 lits disponibles, plus de 850 malades sont hospitalisés aux frais du ministère de la Santé. Fidèle aux enseignements de son fondateur le père Jacques Haddad, la congrégation des religieuses de La Croix admet et soigne à ses propres frais 10 % des patients de l’hôpital. L’établissement publie depuis trois ans une revue bisannuelle, Assabil, rédigée par l’équipe de psychiatres et de psychothérapeutes de l’hôpital. Interrogée au sujet de l’exposition qui se tient jusqu’au 9 décembre prochain, la directrice de l’hôpital psychiatrique de La Croix, mère Marie Makhlouf, souligne que «les malades qui participent aux travaux de l’atelier sont encadrés par une équipe de psychiatres, de psychologues et d’assistantes sociales». Elle indique également que «les malades n’effectuent pas des activités dans le but de participer à l’exposition, car le travail fait partie de leur thérapie». Dans les mois à venir, afin d’aider les anciens patients de l’établissement à préserver leur stabilité psychique, l’hôpital de La Croix sera doté d’un dispensaire assurant des médicaments pour le traitement à long terme des malades qui ont quitté l’hôpital.
Fondé en 1937 par le père Jacques Haddad, l’hôpital de La Croix devient un établissement psychiatrique en 1951. Actuellement, l’institution est le plus important hôpital psychiatrique du pays. En 1937, l’hôpital avait reçu 375 malades, l’année dernière 2 075 patients y étaient hospitalisés. L’institution, qui compte 1055 lits, dispose de plus de 35 000 dossiers de patients. Deir el-Salib, fidèle aux enseignements de son fondateur, reçoit des malades de toutes les communautés, les classes sociales et les nationalités. Au fil des ans, l’hôpital s’est agrandi. Il présente actuellement plusieurs pavillons : le service Saint-Jacques, qui a une capacité de 130 lits, reçoit une clientèle privée. Le service Saint-Élie a une capacité de 300 lits, dont la plupart sont aux frais du ministère de la Santé....
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