Quatre ans après Marseille, la cérémonie du tirage au sort, permettant de répartir les 32 équipes qualifiées en huit groupes de quatre, lance officiellement la phase finale du Mondial 2002 de football, aujourd’hui dans un autre grand port, Busan en Corée du Sud. Selon un cérémonial parfaitement rodé, le secrétaire général de la Fédération internationale de football (Fifa), Michel Zen-Ruffinen, procédera avec dextérité à un tirage au sort dirigé permettant de répartir harmonieusement les grandes équipes entre les deux pays organisateurs, la Corée du Sud et le Japon. «Dans le respect des règlements et de l’éthique sportive», précise-t-on à la Fifa, où l’on se montre plus discret sur les retombées économiques du tirage, sans parler des diverses considérations géopolitiques. C’est le cas notamment pour la Chine, assurée de jouer en Corée du Sud où le coût de la vie sera bien moins cher pour les supporters de l’équipe de Bora Milutinovic. Tirage dirigé Le comité d’organisation a donc misé sur un tirage dirigé pour satisfaire les deux organisateurs, mais aussi pour mettre sur pied huit groupes de quatre ne comprenant chacun pas plus de deux équipes européennes et une seule équipe pour les autres confédérations. Une solution qui devrait en principe éviter les surprises et permettra aux principales nations de se retrouver pour les matchs à élimination directe en 8e de finale. Mais le fait qu’une nation comme l’Angleterre ne soit pas tête de série pourrait déboucher sur un groupe à sensation, y compris une revanche contre l’Allemagne. Les groupes A à D joueront leurs matchs du premier tour en Corée du Sud et les groupes E à H au Japon, au total dans 20 stades différents, un nouveau record. Championne du monde en titre, la France attendait depuis quatre ans ses adversaires, au même titre que les deux pays organisateurs, la Corée du Sud et le Japon, eux aussi classés têtes de série. Les 29 autres équipes qualifiées sont sorties victorieuses d’un véritable marathon de 777 matchs disputés par les représentants des 193 nations engagées pour un total de 2 452 buts marqués. Douze nouveaux L’on retrouve douze nouvelles nations par rapport à 1998 et quatre pays qui participeront à leur première phase finale (Chine, Slovénie, Équateur et Sénégal). La zone Europe a disputé le plus de matchs (238), mais avec 14 qualifiés à la clé (15 en comptant la France), contre 22 seulement pour l’Océanie qui, une nouvelle fois, sera le seul continent à ne pas être représenté en raison de l’échec de l’Australie en barrage contre l’Uruguay. Pour la première fois depuis 1990, les sept nations ayant remporté au moins une fois la Coupe du monde (Uruguay 2, Italie 3, Brésil 4, Allemagne 3, Argentine 2, Angleterre 1 et France 1) seront représentées. La quasi-totalité des grandes équipes seront présentes en Corée du Sud et au Japon du 31 mai au 30 juin 2002. Seuls manquent à l’appel les Pays-Bas, absents pour la première fois depuis 1986, et, à un degré moindre, la Yougoslavie et la Roumanie pour la zone Europe, la Colombie pour l’Amérique du Sud, l’Iran pour l’Asie et le Maroc pour l’Afrique. La France, qui, depuis 1998, a ajouté le championnat d’Europe des nations 2000 et la Coupe des confédérations 2001 à son palmarès, fait figure de grand favori au même titre que l’Argentine, au potentiel impressionnant et qui a survolé le difficile groupe Amsud. Mais, comme le soulignaient Pelé et Michel Platini, «même si le Brésil et l’Allemagne ont dû attendre la dernière journée pour se qualifier de justesse, seule la vérité du terrain compte» et «il reste six mois pour se préparer».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Quatre ans après Marseille, la cérémonie du tirage au sort, permettant de répartir les 32 équipes qualifiées en huit groupes de quatre, lance officiellement la phase finale du Mondial 2002 de football, aujourd’hui dans un autre grand port, Busan en Corée du Sud. Selon un cérémonial parfaitement rodé, le secrétaire général de la Fédération internationale de football (Fifa), Michel Zen-Ruffinen, procédera avec dextérité à un tirage au sort dirigé permettant de répartir harmonieusement les grandes équipes entre les deux pays organisateurs, la Corée du Sud et le Japon. «Dans le respect des règlements et de l’éthique sportive», précise-t-on à la Fifa, où l’on se montre plus discret sur les retombées économiques du tirage, sans parler des diverses considérations géopolitiques. C’est le cas notamment...