Le président du mouvement pour le Renouveau démocratique (RD), le député Nassib Lahoud, a plaidé hier en faveur d’un remaniement ministériel en profondeur, dans le sens où il s’agirait d’un changement «au niveau de l’esprit même du pouvoir et des programmes suivis». «Un changement de noms et une continuité dans le même style ne serviraient à rien : tel n’est pas le changement que nous voulons», a affirmé M. Lahoud, à l’issue d’un entretien avec le président du Mouvement du peuple, l’ancien député Najah Wakim. M. Lahoud a rappelé qu’il n’avait pas accordé sa confiance au gouvernement en premier lieu, et que son opinion n’avait «pas changé». «Le gouvernement n’est pas à même de résoudre les problèmes qui se posent», a-t-il estimé. De son côté, M. Wakim a estimé que «le peuple libanais, conscient de ses problèmes, est prêt à faire des sacrifices s’il s’avère qu’il existe une lueur d’espoir au bout du tunnel». «Mais le gouvernement et le pouvoir ne laissent même pas la chance au peuple d’entrevoir cette lueur pour qu’il sache où le tunnel se termine», a-t-il indiqué. Les deux hommes ont, par ailleurs, procédé à un tour d’horizon des derniers développements sur la scène locale et internationale, plaçant leur rencontre dans le cadre de la «coordination entre les forces de l’opposition pour la mise en place d’une vision claire des problèmes et de leurs mécanismes de règlement», selon M. Wakim. Ils ont en outre évoqué les attentats contre New York et Washington, le 11 septembre dernier. «Les événements du 11 septembre sont graves, et tout le monde condamne la mort d’innocents», a indiqué le président du RD, en plaidant pour «un monde où les petits pays pourraient participer à la prise de décision dans le cadre des mécanismes de l’Onu, un monde qui ne serait pas régi par les décisions unilatérales des États-Unis». «Ces événements ne représentent pas pour autant un délai de grâce pour les dirigeants libanais et n’ont pas arrêté le compteur du service de la dette, ni la corruption et le vol qui prévalent au sein des administrations libanaises. Ils n’ont pas non plus amélioré les services publics. Ils ne constituent en aucun cas une excuse que peut prétexter le pouvoir ou le gouvernement pour se garder de résoudre les problèmes qui concernent la préservation des libertés publiques et de la démocratie ou pour résoudre la question économique de manière sérieuse (…). Nous n’allons pas rester en spectateurs devant l’effondrement des services qu’offre l’État libanais actuellement, et dont l’électricité est un exemple parmi d’autres. Ce qui est demandé, c’est une série de réformes sur le plan interne et en ce qui concerne le rééquilibrage des relations libano-syriennes pour les relancer dans le cadre d’un véritable partenariat stratégique entre les deux pays», a-t-il conclu.
Le président du mouvement pour le Renouveau démocratique (RD), le député Nassib Lahoud, a plaidé hier en faveur d’un remaniement ministériel en profondeur, dans le sens où il s’agirait d’un changement «au niveau de l’esprit même du pouvoir et des programmes suivis». «Un changement de noms et une continuité dans le même style ne serviraient à rien : tel n’est pas le changement que nous voulons», a affirmé M. Lahoud, à l’issue d’un entretien avec le président du Mouvement du peuple, l’ancien député Najah Wakim. M. Lahoud a rappelé qu’il n’avait pas accordé sa confiance au gouvernement en premier lieu, et que son opinion n’avait «pas changé». «Le gouvernement n’est pas à même de résoudre les problèmes qui se posent», a-t-il estimé. De son côté, M. Wakim a estimé que «le peuple...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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