L’Institut des finances a célébré hier son cinquième anniversaire au cours d’une cérémonie parrainée par le ministre des Finances, Fouad Siniora, et l’ambassadeur de France, Philippe Lecourtier. Lancé par le ministre en 1996, ce projet a vu le jour dans le cadre de la coopération administrative franco-libanaise. Il constitue l’un «des grands succès de la coopération entre le Liban et la France», a souligné Pierre Rolland, vice-président de l’Association pour le développement des échanges en technologies économique et financière. Créé sous la supervision de François Bijon, l’Institut des finances est aujourd’hui dirigé par une Libanaise, Lamia Moubayed Bissat. Il assure la formation des employés du secteur public dans des domaines aussi variés que les langues, la macroéconomie, les finances publiques ou la comptabilité. Des séminaires spécifiques sont également proposés pour accompagner les réformes entreprises par le ministère des Finances. Ils portent par exemple sur les méthodes de préparation du budget, l’informatisation du dédouanement ou, plus récemment, sur la TVA. Les fonctionnaires recrutés pour le nouveau département chargé de l’introduction de la taxe sur la valeur ajoutée ont suivi des formations régulières à l’Institut des finances. Une cérémonie de remise de diplômes est prévue la semaine prochaine. L’Institut propose également un centre de documentation qui dispose de plus de 7 000 références et publie un bulletin périodique d’informations sur le ministère des Finances. «Au cours des cinq dernières années, l’Institut a réussi à obtenir un saut qualitatif au sein du ministère des Finances, a déclaré le ministre dans son allocution. Les programmes de formation ont accueilli à ce jour 4 533 fonctionnaires. Beaucoup d’entre eux ont suivi plus d’un programme de formation et la moyenne de cours suivis est de 5,6 jours par fonctionnaire par an». Le financement de l’Institut est assuré dans le cadre du protocole financier bilatéral entre la France et le Liban signé en 1996, qui lui accorde une aide de cinq millions de francs, augmentée d’un million de francs supplémentaires par an. Au cours des deux dernières années, la Commission européenne a également apporté sa contribution au développement de l’Institut, avec une aide annuelle de 425 000 euros. Quant à l’État libanais, il assure à l’Institut une dotation budgétaire annuelle de 400 millions de livres. Si le succès de l’Institut paraît désormais incontesté et son financement par conséquent garanti, reste la question de son statut. Le projet de budget 2002 prévoit d’institutionnaliser le centre de formation et de lui attribuer un cadre légal fixe. Mais il semble que la majorité des députés soit pour l’instant opposée à cette disposition qui pose la question de la décentralisation de la formation de la fonction publique.
L’Institut des finances a célébré hier son cinquième anniversaire au cours d’une cérémonie parrainée par le ministre des Finances, Fouad Siniora, et l’ambassadeur de France, Philippe Lecourtier. Lancé par le ministre en 1996, ce projet a vu le jour dans le cadre de la coopération administrative franco-libanaise. Il constitue l’un «des grands succès de la coopération entre le Liban et la France», a souligné Pierre Rolland, vice-président de l’Association pour le développement des échanges en technologies économique et financière. Créé sous la supervision de François Bijon, l’Institut des finances est aujourd’hui dirigé par une Libanaise, Lamia Moubayed Bissat. Il assure la formation des employés du secteur public dans des domaines aussi variés que les langues, la macroéconomie, les finances...
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