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Actualités - Chronologies

Des membres d’el-Qaëda détenus aux États-Unis

Les autorités fédérales ont pour la première fois affirmé mardi que des membres présumés d’el-Qaëda étaient en détention provisoire aux États-Unis, au sein d’un groupe de 600 personnes derrière les barreaux dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 11 septembre. «Nous pensons que nous avons des membres présumés d’el-Qaëda en détention», a déclaré M. Ashcroft en précisant qu’un «certain nombre des personnes arrêtées sont des terroristes présumés». C’est également la première fois depuis plusieurs semaines que les autorités font état du nombre de personnes arrêtées dans le cadre de l’enquête. Le dernier bilan officiel sur ces détentions évoquait l’emprisonnement de plus de 1 100 personnes depuis le 11 septembre. Il ne précisait pas les motifs de détention. L’attorney general (ministre de la Justice) John Ashcroft, qui a donné mardi ces nouvelles informations à la presse, s’est en revanche refusé à rendre public le nom de tous les détenus, arguant d’une nécessaire confidentialité «en temps de guerre». Il a récemment expliqué cette approche en soutenant que la diffusion d’une «liste noire» constituerait une violation de la vie privée des détenus. Mardi, il a précisé sa pensée, en indiquant que la publication d’une telle liste rendrait service à l’ennemi, en l’occurrence Ben Laden. Il n’a cependant pas explicité en quoi cette démarche servirait le chef d’el-Qaëda. Le ministre, qui n’a pas fait mention de l’état d’alerte toujours en vigueur aux États-Unis, a indiqué que le département de la Justice avait lancé «une campagne délibérée d’arrestations et de détentions pour protéger les Américains». Selon lui, le département de la Justice a déjà accusé 104 personnes de crimes contre l’État fédéral, dont 55 sont en détention. Parmi ces 104 personnes, M. Ashcroft a évoqué le cas de Luis Martinez Flores, accusé d’avoir aidé les pirates de l’air Hani Hanjour et Khalid al-Midhar à obtenir de faux papiers d’identité de l’État de Virginie. Un certain Mohammed Abdi est pour sa part accusé d’avoir remis un faux chèque de caution pour un logement locatif. Son nom et son numéro de téléphone figuraient sur une carte retrouvée dans la voiture d’un autre pirate de l’air, Salem ou Hamzi al-Hamzi, retrouvée près de Dulles Airport (Virginie), le 11 septembre. Un autre suspect, Faiçal al-Samni, a été accusé d’avoir caché aux enquêteurs qu’il connaissait Hanjour. «Ces individus sont derrière les barreaux et sont sous le coup d’accusations criminelles», a précisé M. Ashcroft. Il y a en outre 548 personnes actuellement en prison pour avoir violé les lois sur l’immigration aux États-Unis, arrêtées dans le cadre de l’enquête qui a suivi les attentats du 11 septembre, a poursuivi M. Ashcroft. Dix de ces 548 détenus ont été accusés de crimes fédéraux, a-t-il ajouté en faisant valoir qu’ils avaient tous droit à un avocat. Enfin, plusieurs personnes, dont le nombre n’a pas été communiqué, sont considérées par les autorités fédérales comme des «témoins clefs» et sont emprisonnées. «Nous nettoyons nos rues de terroristes qui ont violé la loi afin de prévenir de nouvelles attaques», a-t-il souligné en faisant valoir que les États-Unis «utiliseront tous les outils que nous donne la Constitution pour garder derrière les barreaux des terroristes présumés». «Nous avons évité de nouvelles attaques terroristes contre les États-Unis, en dépit de menaces et de discours diffusés en vidéo», a affirmé M. Ashcroft. Selon lui, «les défenses de l’Amérique sont plus fortes et nous sommes tout aussi déterminés à protéger l’existence des Américains».
Les autorités fédérales ont pour la première fois affirmé mardi que des membres présumés d’el-Qaëda étaient en détention provisoire aux États-Unis, au sein d’un groupe de 600 personnes derrière les barreaux dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 11 septembre. «Nous pensons que nous avons des membres présumés d’el-Qaëda en détention», a déclaré M. Ashcroft en précisant qu’un «certain nombre des personnes arrêtées sont des terroristes présumés». C’est également la première fois depuis plusieurs semaines que les autorités font état du nombre de personnes arrêtées dans le cadre de l’enquête. Le dernier bilan officiel sur ces détentions évoquait l’emprisonnement de plus de 1 100 personnes depuis le 11 septembre. Il ne précisait pas les motifs de détention. L’attorney general...