Avant de recevoir le Bayer Leverkusen en match en retard de la première journée de la deuxième phase de la Ligue des champions, ce soir, la Juventus Turin, qui a vu son effectif remodelé à l’intersaison, se trouve dans le flou le plus total quant à son jeu. Dans ce match qui aurait dû être disputé le 21 novembre mais avait été repoussé pour cause de brouillard, la «Vieille Dame» doit faire oublier les approximations qu’elle affiche ces derniers temps et qui lui doivent une décevante sixième place en championnat d’Italie, à six points du leader, Chievo. La Juve, qui avait pourtant laissé entrevoir une légère amélioration le 18 novembre face à Parme (3-1), est retombée, samedi, dans ses errements et a enregistré sur le terrain de la Lazio Rome (1-0) son deuxième échec du championnat, le troisième de la saison en comptant la Ligue des champions. Si sa défense parvient tant bien que mal à tenir la route et à se tirer d’affaire grâce à la grande expérience du Français Lilian Thuram, arrivé en début de saison de Parme pour le montant record de 36,5 M euros, son milieu de terrain continue de se chercher. La circulation du ballon reste bien confuse et manque trop de fluidité. Et le Tchèque Pavel Nedved (ex-Lazio), engagé à coups de milliards (de lires), n’a toujours pas trouvé sa meilleure place. Joueur de couloir, très attiré par l’offensive, redoutable sur son aile par ses débordements, ses centres et ses tirs, Nedved se morfond dans l’axe, où son entraîneur Marcello Lippi persiste à le faire jouer. L’ombre de Zidane Dans ce contexte, l’absence du Français Zinedine Zidane, parti pour le Real Madrid où il commence à atteindre son plein rendement, se fait de plus en plus sentir et les supporteurs regrettent la décision des dirigeants de ne pas avoir tenté de le retenir. «Zidane voulait partir, il n’est pas dans les habitudes du club de retenir un joueur qui veut s’en aller», se justifie le manageur général Luciano Moggi. En attaque, les choses ne sont guère plus convaincantes. Après le départ de Filippo Inzaghi pour le Milan AC, les dirigeants turinois ont offert les galons de titulaire au Français David Trezeguet et recruté le Chilien Marcelo Salas. La blessure de Salas, indisponible pour plusieurs mois, a compliqué la tâche de Lippi, obligé de faire monter d’un cran en pointe Alessandro Del Piero, peu fait pour les dures joutes dans la surface en dépit de son talent inné et de sa technique hors pair. Certains tifosi regrettent également le départ d’Inzaghi, mais M. Moggi défend là aussi son choix : «On ne peut regretter Inzaghi quand on possède Trezeguet». Ce dernier, qui n’a pas brillé face à la Lazio, doit se racheter contre Leverkusen. C’est ce qu’espèrent tous les tifosi turinois, qui accepteraient mal une défaite à domicile pour ce premier match de la seconde phase de la C1, compétition que la Juve avait quittée la tête basse la saison passée dès le premier tour.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Avant de recevoir le Bayer Leverkusen en match en retard de la première journée de la deuxième phase de la Ligue des champions, ce soir, la Juventus Turin, qui a vu son effectif remodelé à l’intersaison, se trouve dans le flou le plus total quant à son jeu. Dans ce match qui aurait dû être disputé le 21 novembre mais avait été repoussé pour cause de brouillard, la «Vieille Dame» doit faire oublier les approximations qu’elle affiche ces derniers temps et qui lui doivent une décevante sixième place en championnat d’Italie, à six points du leader, Chievo. La Juve, qui avait pourtant laissé entrevoir une légère amélioration le 18 novembre face à Parme (3-1), est retombée, samedi, dans ses errements et a enregistré sur le terrain de la Lazio Rome (1-0) son deuxième échec du championnat, le troisième de la...