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Actualités - Chronologies

Fin d’une trêve tacite observée par le Hamas après le 11 septembre

L’attaque-suicide perpétrée lundi par le mouvement islamiste palestinien Hamas marque la fin de la trêve tacite observée jusqu’ici par le Hamas mais la responsabilité première de cette rupture incombe à Israël, selon des commentateurs politiques palestiniens. Un kamikaze du Hamas s’est tué lundi en actionnant la ceinture d’explosifs qu’il portait sur lui à la hauteur d’un barrage de contrôle israélien à Erez, à l’entrée nord de la bande de Gaza, blessant deux gardes-frontières israéliens. L’attaque est survenue à quelques heures de l’arrivée dans la région de deux émissaires américains chargés de parvenir à un cessez-le-feu et de remettre le processus de paix israélo-palestinien sur les rails. Il s’agissait, selon le Hamas, d’une première riposte à la liquidation vendredi par Israël de Mahmoud Abou Hannoud, l’un de ses principaux chefs militaires en Cisjordanie. Cette attaque a donné le coup de grâce à la trêve tacite à laquelle le Hamas s’était engagé vis-à-vis du président palestinien Yasser Arafat, après les attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis, ce dernier voulant éviter que les Palestiniens soient désignés comme des «terroristes». «Cet accord tacite n’était ni inconditionnel ni éternel», a déclaré le député palestinien Ziad Abou Amr. «L’une des conditions était qu’Israël mette fin à sa politique de meurtres ciblés et ces meurtres se sont poursuivis», a-t-il dit. «L’Autorité palestinienne ne peut attendre du Hamas qu’il respecte sa promesse alors qu’elle n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de ses militants», a-t-il poursuivi. «Le Hamas entend maintenant restaurer sa crédibilité et il fera tout pour rendre ses coups à Israël», affirme Abou Amr. Une «invitation» à se venger Abou Hannoud, abattu par les forces israéliennes au terme d’une traque acharnée, était impliqué dans deux des attentats-suicide les plus sanglants perpétrés en Israël depuis le début de l’intifada, contre une discothèque à Tel-Aviv et une pizzeria à Jérusalem qui avaient fait respectivement 23 morts, le 1er juin, et 15 morts, le 9 août, outre les deux kamikazes. Rejetant la trêve annoncée le 18 septembre par Yasser Arafat, le Hamas avait poursuivi ses attaques dans les territoires palestiniens sans lancer d’opérations-suicide. La liquidation d’Abou Hannoud, à la veille de l’arrivée des émissaires américains, était une «invitation» du gouvernement israélien au Hamas à se venger, estime le commentateur politique palestinien Ghassan Khatib. «Il semble que (le Premier ministre israélien Ariel) Sharon soit parvenu à ses fins», a-t-il indiqué. «Il était très important que le Hamas se tienne tranquille et adhère à l’appel au cessez-le-feu d’Arafat. Et ce cessez-le-feu, pour la première fois semblait tenir en dépit de quelques violations d’autres organisations», dit Ghassan Khatib. L’objectif du gouvernement israélien, selon les commentateurs, étaient de se servir du Hamas comme d’un pion pour mettre fin au calme dans les territoires afin de ne pas être acculé à appliquer les recommandations de la commission Mitchell. Cette commission préconise un arrêt des violences, des mesures de confiance comme le gel total de la colonisation et un retour aux négociations en vue d’un règlement définitif du conflit israélo-palestinien. «Si le cessez-le-feu d’Arafat avait été respecté, Ariel Sharon aurait été forcé d’appliquer certains points du plan Mitchell, ce qu’il ne pouvait politiquement se permettre», dit M. Khatib. «Tout ce qu’il pouvait faire était donc de provoquer l’autre partie», a-t-il ajouté. Pour Ismaïl Abou Shanab, un responsable politique du Hamas dans la bande de Gaza, «ce que veulent les Palestiniens c’est mettre fin aux massacres d’Israël et l’opération de ce matin et celles qui suivront peut-être seront des ripostes aux attaques de l’armée israélienne».
L’attaque-suicide perpétrée lundi par le mouvement islamiste palestinien Hamas marque la fin de la trêve tacite observée jusqu’ici par le Hamas mais la responsabilité première de cette rupture incombe à Israël, selon des commentateurs politiques palestiniens. Un kamikaze du Hamas s’est tué lundi en actionnant la ceinture d’explosifs qu’il portait sur lui à la hauteur d’un barrage de contrôle israélien à Erez, à l’entrée nord de la bande de Gaza, blessant deux gardes-frontières israéliens. L’attaque est survenue à quelques heures de l’arrivée dans la région de deux émissaires américains chargés de parvenir à un cessez-le-feu et de remettre le processus de paix israélo-palestinien sur les rails. Il s’agissait, selon le Hamas, d’une première riposte à la liquidation vendredi par Israël de...