Le sacre des Lakers mais aussi le triomphe personnel d’Allen Iverson (Sixers), logiquement élu MVP (meilleur joueur) la saison dernière, avaient relégué au second plan l’élection de Mike Miller. Cet arrière-ailier de 2,04 m, qui joue à Orlando, a pourtant hérité du trophée enviable de rookie (meilleur débutant) de l’année au printemps 2000. Succédait notamment à deux joueurs devenus majeurs : Steve Francis et surtout Vince Carter. Porté par l’insouciance de ses 21 ans, il tente maintenant de franchir un cap supplémentaire au sein d’une équipe qui, éliminée dès le premier tour par Milwaukee, n’a guère brillé lors des derniers play-offs. Pour parvenir à ses fins, Miller compte notamment sur son adresse à longue distance. Crédité d’un solide 41 % de réussite dans cet exercice lors du championnat 2000-2001, le numéro 50 du Magic devrait être avantagé par la nouvelle application de la défense de zone en NBA. Ce type de défense collective est en effet susceptible d’exploser face à de bons shooteurs tels que Miller, même si la ligne à trois points est distante d’un mètre de plus aux États-Unis (7,25m) par rapport à ce que l’on voit en Europe. La saison passée, en 29 minutes seulement accordées en moyenne par son coach Doc Rivers, l’ancien universitaire de Florida State avait tourné à 12 points lors de chaque match (plus quatre rebonds). Ce qui en avait fait le quatrième scoreur de son équipe, derrière des garçons de gros calibre, tels que McGrady, Armstrong et Hill. «Maintenant que nous avons une frontline digne de ce nom, j’espère que mes joueurs extérieurs ne me décevront pas», souhaite Doc Rivers. En disant cela, le gourou du Magic pense notamment à Mike Miller, son ancien rookie appelé aujourd’hui à confirmer. Bons pour le Hall of Fame La vitrine du célèbre Hall of Fame américain vient de s’enrichir de trois basketteurs supplémentaires. John Chaney et Mike Krzykewski, plus connu sous le nom de «Mister K», passent à la postérité grâce aux résultats obtenus en NCAA. Le premier, avec Temple, et le second pour le compte de Duke, sacré une troisième fois au printemps dernier, font partie des meilleurs coaches de l’histoire du championnat universitaire qui est une discipline majeure aux États-Unis. Ils entrent au «temple» en compagnie d’homme que l’on ne présente plus : Moses Malone. Ce précurseur, passé avec une fulgurante réussite du lycée à la NBA il y a déjà plus d’un quart de siècle, est toujours le troisième meilleur rebondeur de la Ligue. Champion avec les Sixers de Philadelphie, en 1983, Malone a également été appelé à douze reprises au cours de sa carrière pour le match des Étoiles (All Stars Game). On ne sait pas encore si un jour George Karl sera appelé à rejoindre. Mais toujours est-il que l’entraîneur de Milwaukee, qui court encore après une première nomination au titre de Coach of the Year, vient d’être désigné pour diriger l’équipe américaine lors des prochains Mondiaux. Ceux-ci auront lieu à domicile, sur le terrain d’Indianapolis du 29 août au 8 septembre 2002, et revêtiront une importance toute particulière pour les USA. Composée alors de bric et de broc à un moment où la NBA était frappée par le lock-out, la sélection à la bannière étoilée avait en effet perdu le titre planétaire lors des derniers championnats du monde il y a trois ans. Son principal adversaire sera encore une fois la Yougoslavie, détentrice de la couronne. Pourtant conscient de l’importance de sa mission, George Karl, qui à 50 ans affiche un brillant 60 % de réussite après plus de 1 000 parties en NBA, avoue «ne pas avoir réfléchi plus de dix secondes» avant d’accepter cette charge.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le sacre des Lakers mais aussi le triomphe personnel d’Allen Iverson (Sixers), logiquement élu MVP (meilleur joueur) la saison dernière, avaient relégué au second plan l’élection de Mike Miller. Cet arrière-ailier de 2,04 m, qui joue à Orlando, a pourtant hérité du trophée enviable de rookie (meilleur débutant) de l’année au printemps 2000. Succédait notamment à deux joueurs devenus majeurs : Steve Francis et surtout Vince Carter. Porté par l’insouciance de ses 21 ans, il tente maintenant de franchir un cap supplémentaire au sein d’une équipe qui, éliminée dès le premier tour par Milwaukee, n’a guère brillé lors des derniers play-offs. Pour parvenir à ses fins, Miller compte notamment sur son adresse à longue distance. Crédité d’un solide 41 % de réussite dans cet exercice lors du championnat...