On se rappelle sans doute les clichés publiés par Paris Match, en mai 2000, où pour la première fois était visualisé le mystère de l’homme durant sa gestation dans le corps de sa mère. L’auteur ayant pu capter ces fabuleuses images était Lennart Nilsson, photographe scientifique qui a instauré ainsi une nouvelle aile techno-médicale à avenir très prometteur, la photographie scientifique. Le miracle de l’amour, le film qui a concrétisé et diffusé dans le monde entier sa démarche, étudie le mystère de la vie depuis les premiers moments de la conception jusqu’au stade où l’être humain est prêt à venir au monde... Il s’agit d’un film «événement», une avancée formidable, fruit de 35 ans de travail, qui ouvre des horizons très vastes à la recherche médicale. «D’un pays à l’autre, avoue aujourd’hui Lennart Nilsson, j’ai traqué la vie à tous les stades de son développement. Mes outils sont mes microscopes qui agrandissent un million de fois les molécules, les virus et les œufs... Aujourd’hui, une fois le tumulte de l’événement apaisé, il devient possible de mesurer à sa juste valeur cet inestimable apport de la technologie à la science en général et à la connaissance de l’être humain en particulier... C’est à partir de l’endoscopie que la photographie scientifique ait pu se développer. Aujourd’hui, grâce à Lennart Nilsson, des instruments fabuleux sont à la disposition des chercheurs. Le microscope à balayage électronique permet un agrandissement de un million de fois contre 400000, extrême limite auparavant. Des processus biologiques, tels que la fertilisation et autres, peuvent ainsi être filmés et il en est de même pour d’autres processus pathologiques dont ils facilitent le diagnostic. Des endoscopes infiniment fins, de nouveaux instruments, tels que le scanning-électromicroscope assisté d’un ordinateur, les caméras numériques, participent à des performances fabuleuses, inimaginables il y a une vingtaine d’années. Leur maniement, cependant, exige une compétence, dont l’apprentissage lui-même prend une longue période de préparation et d’initiation, à l’emploi de moyens innovateurs sinon révolutionnaires. Les nouvelles techniques, toutefois, ainsi que cet équipement ultrasophistiqué réclament des connaissances et des moyens à la hauteur de leur niveau. Il y a dix ans, les photographes scientifiques ignoraient tout de l’endoscopie. Aujourd’hui, il s’agit de «travailler à l’intérieur non seulement du corps humain mais aussi des organes vivants et en pleine fonction». L’exemple des différentes séquences entre la fertilisation et la naissance est assez éloquent pour servir de référence. Pour filmer cette extraordinaire élaboration de l’être humain, il a fallu la collaboration d’une foule impressionnante de techniciens et de spécialistes qui ont dû suivre un entraînement adéquat de façon à savoir à quel moment exact allait se passer tel ou tel événement. Lennart Nilsson, en commentant son film-document, avoue que la séquence la plus difficile fut l’instant où éclate la coquille de l’œuf et laisse échapper l’embryon. En laboratoire, cette prise de vue se passe sur un œuf extrait de la trompe et baignant dans un liquide nutritif spécial. Mais même là, l’œuf qui contient déjà 120 cellules n’éclate pas toujours au moment attendu... «Mon assistant passait des nuits entières à attendre l’éclosion». «En dernier recours, un jour j’ai pensé à baisser la lumière. À sept heures du matin, j’ai pu filmer la première délivrance de l’être humain...», commente Wilson, en soulignant la rigueur de la synchronisation entre éléments naturels et physiques. Ce n’est qu’en synchronisation entre lumière ambiante et processus physiologique que s’opère l’éclosion du futur être humain... Une notion capitale acquise par les avancées de la photographie scientifique.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats On se rappelle sans doute les clichés publiés par Paris Match, en mai 2000, où pour la première fois était visualisé le mystère de l’homme durant sa gestation dans le corps de sa mère. L’auteur ayant pu capter ces fabuleuses images était Lennart Nilsson, photographe scientifique qui a instauré ainsi une nouvelle aile techno-médicale à avenir très prometteur, la photographie scientifique. Le miracle de l’amour, le film qui a concrétisé et diffusé dans le monde entier sa démarche, étudie le mystère de la vie depuis les premiers moments de la conception jusqu’au stade où l’être humain est prêt à venir au monde... Il s’agit d’un film «événement», une avancée formidable, fruit de 35 ans de travail, qui ouvre des horizons très vastes à la recherche médicale. «D’un pays à l’autre, avoue...