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Actualités - Chronologies

L’armée israélienne en position d’accusé

L’armée israélienne se trouve en position d’accusé après la mort de cinq enfants palestiniens jeudi dans la bande de Gaza, déchiquetés par l’explosion d’un engin qu’elle aurait piégé. Le ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer, rompant le mutisme officiel sur cette affaire, a exprimé ses «regrets» pour cette «tragédie qui a causé la mort de victimes innocentes» et annoncé l’ouverture d’une enquête. «Bavure opérationnelle tragique», titrait à la une le quotidien populaire Maariv, qui a mené une enquête sur l’explosion. Selon des sources militaires citées par le journal, l’engin qui a coûté la vie à ces enfants de 6 à 14 ans avait été placé à dessein il y a une semaine par une unité spéciale de l’armée, dans le but de tuer des activistes palestiniens qui tirent au mortier contre des objectifs israéliens. Le lieu du drame est un monticule d’immondices situé en secteur autonome palestinien à l’est de la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, face à une position israélienne gardant la colonie de Nezer Hazani. La nuit, des Palestiniens y prennent position pour attaquer la colonie à l’arme légère ou au mortier. Les soldats ripostent à la mitrailleuse ou au canon de char. Il y a une semaine, selon le Maariv, une unité spéciale de l’armée a traversé les lignes et placé la charge sur le monticule. «Par malchance, ce sont des enfants qui ont actionné l’engin au lieu des terroristes visés», écrit le journal, citant une source militaire. «À la lumière de cet incident, c’est ce type d’opération dans son ensemble qu’il faudrait réviser», a souligné la même source. Une manière indirecte de reconnaître que la méthode n’est pas nouvelle. Un porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Olivier Rafowicz, a indiqué n’avoir aucun commentaire à faire sur ces «allégations». Plusieurs activistes palestiniens ont trouvé la mort dans des explosions mystérieuses survenues, selon les Palestiniens, dans le cadre de la guerre de l’ombre livrée par Israël aux mouvements palestiniens. «La mort de cinq enfants n’est pas une mince affaire. Il va de soi qu’une enquête s’impose et qu’il faut recevoir des explications de l’armée», a, pour sa part, affirmé le ministre travailliste des Transports, Ephraïm Sneh. «Quelqu’un devra sans doute rendre des comptes. L’enquête se doit d’être menée courageusement et sans faux fuyant», a-t-il souligné. Le chef de l’opposition de gauche, Yossi Sarid, a, de son côté, accusé le porte-parole de l’armée d’avoir «masqué les faits» en ayant indiqué, dans un premier temps, qu’aucun obus n’avait été tiré jeudi dans le secteur du drame.
L’armée israélienne se trouve en position d’accusé après la mort de cinq enfants palestiniens jeudi dans la bande de Gaza, déchiquetés par l’explosion d’un engin qu’elle aurait piégé. Le ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer, rompant le mutisme officiel sur cette affaire, a exprimé ses «regrets» pour cette «tragédie qui a causé la mort de victimes innocentes» et annoncé l’ouverture d’une enquête. «Bavure opérationnelle tragique», titrait à la une le quotidien populaire Maariv, qui a mené une enquête sur l’explosion. Selon des sources militaires citées par le journal, l’engin qui a coûté la vie à ces enfants de 6 à 14 ans avait été placé à dessein il y a une semaine par une unité spéciale de l’armée, dans le but de tuer des activistes palestiniens qui tirent au mortier contre...