Amnesty International dénonce - le recours croissant d’Israël à la torture
le 21 novembre 2001 à 00h00
Israël recourt de plus en plus fréquemment lors d’interrogatoires de détenus à des formes de torture telles que la privation de sommeil ou le maintien en position accroupie des prisonniers, a dénoncé hier Amnesty International à Genève. Le Comité des Nations unies contre la torture a commencé hier à passer en revue la situation en Israël, examinant le rapport que cet État lui soumet pour la 3e fois. Selon Amnesty, ces méthodes utilisées à l’occasion des interrogatoires de détenus palestiniens «consistent à les priver de sommeil, souvent en les maintenant dans des positions douloureuses, à les contraindre à rester accroupis pendant de longues périodes ou à leur faire porter des menottes de manière à ce qu’ils souffrent». AI déplore que, malgré l’arrêt de la Haute Cour de justice d’Israël en 1999 – interdisant des méthodes d’interrogatoire s’apparentant à des actes de torture –, et la déclaration claire du Comité de l’Onu en 1997 dénonçant ces méthodes, «l’État d’Israël continue de rejeter ces assertions dans son rapport au Comité». Dans ce rapport devant le Comité, Israël affirme que l’arrêt de la Haute Cour «a eu un effet immédiat et profond» sur la conduite des enquêtes par les forces de sécurité. L’État hébreu assure que, dans la situation actuelle, «si un enquêteur a recouru à des pressions physiques contre un suspect durant un interrogatoire, il fera l’objet de mesures de discipline et, si nécessaire, il sera suspendu». Les autorités israéliennes enquêtent sur des plaintes, ajoute le rapport israélien. En 1998, le Comité de l’Onu avait appelé Israël à mettre fin immédiatement aux interrogatoires incluant des formes de «pressions physiques». Selon Amnesty, des personnes ont été en outre fréquemment détenues au secret pendant plus de vingt jours sans avoir accès à un avocat ou à leur famille. L’organisation évoque des actes de brutalité contre des Palestiniens imputables aux forces de sécurité, relevant que celles-ci semblent bénéficier de l’impunité. Le recours à la détention administrative sans inculpation ni jugement, et renouvelable indéfiniment, se poursuit, accuse aussi AI. Dix experts indépendants de ce Comité de l’Onu examinent l’application de cette convention de 1987 ratifiée par 126 pays. Elle interdit expressément que des «ordres supérieurs» et des «circonstances exceptionnelles» soient avancés comme excuses pour la torture. AI a aussi appelé le Comité de l’Onu à déclarer que la démolition de maisons palestiniennes constitue un traitement cruel et dégradant, et que d’autres «formes de punition collective» – dont les couvre-feux et le bouclage de villes, villages et zones – relèvent également de la Convention de 1987 contre la torture.
Israël recourt de plus en plus fréquemment lors d’interrogatoires de détenus à des formes de torture telles que la privation de sommeil ou le maintien en position accroupie des prisonniers, a dénoncé hier Amnesty International à Genève. Le Comité des Nations unies contre la torture a commencé hier à passer en revue la situation en Israël, examinant le rapport que cet État lui soumet pour la 3e fois. Selon Amnesty, ces méthodes utilisées à l’occasion des interrogatoires de détenus palestiniens «consistent à les priver de sommeil, souvent en les maintenant dans des positions douloureuses, à les contraindre à rester accroupis pendant de longues périodes ou à leur faire porter des menottes de manière à ce qu’ils souffrent». AI déplore que, malgré l’arrêt de la Haute Cour de justice d’Israël en 1999 –...
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