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Actualités - Chronologies

Les troublantes conversations - de la cellule el-Qaëda en Espagne

Des troublantes conversations téléphoniques entre Imad Eddine Barakat Yarbas, alias Abou Dahdah, chef présumé de la cellule el-Qaëda en Espagne, et un certain Chakour semblent démontrer que la cellule espagnole était impliquée dans les attentats du 11 septembre, rapporte l’acte d’inculpation des islamistes présumés rédigé par le juge Baltasar Garzon. «En ce moment, je fais une chose : je donne des cours (...). Dans le cadre de ces cours, nous sommes entrés dans le domaine de l’aviation et nous avons même égorgé l’oiseau (...). Mon objectif, c’est l’objectif ! et je ne veux pas entrer dans des détails», explique le 27 août dernier Chakour, membre d’el-Qaëda, dans une conversation téléphonique – sous écoute – en provenance de l’étranger avec Abou Dahdah, rapporte l’acte du juge Garzon, dont le quotidien El Pais publie des extraits lundi. «J’ai coupé avec toutes mes anciennes relations et dans un mois peut-être pourrai-je te voir. J’ai préparé certaines choses qui devraient te plaire», affirmait déjà Chakour le 6 août. Lors d’une des ces conversations, Chakour explique également que son téléphone est «chaud». Selon le juge Garzon, «les extrêmes mesures de sécurité et le cryptage de la conversation indiquent, de manière indiciaire, que ces conversations se réfèrent aux attentats du 11 septembre». Trois conversations avec Chakour ont été identifiées les 6 et 27 août et le 29 septembre. Le juge Garzon révèle aussi que le numéro de téléphone de Abou Dahdah a été retrouvé en Allemagne dans le logement qu’a occupé Mohamed Atta, un des pilotes-suicide qui s’est écrasé contre une des tours du World Trade Center et chef présumé de l’opération. Selon l’acte d’accusation, la cellule en Espagne «aurait été directement en rapport avec la préparation et la mise en œuvre des attentats perpétrés par des pilotes kamikazes le 11 septembre 2001» à New York, à Washington et en Pennsylvanie. Selon le juge madrilène, la cellule islamiste s’était formée en Espagne entre 1994 et 1995, et s’était «intégrée comme structure d’appui et de mise en œuvre des activités criminelles de l’organisation el-Qaëda». Après avoir été interrogés depuis samedi matin par le juge dans son cabinet de l’Audience nationale, principale instance pénale espagnole, huit des onze membres présumés de cette cellule ont été incarcérés dimanche sous les inculpations d’appartenance à une organisation terroriste, vol, falsification de documents, possession illicite d’armes et «attentat terroriste contre des personnes» en relation avec les attaques du 11 septembre. Selon le juge Garzon, la cellule démantelée en Espagne servait notamment de base arrière aux combattants islamistes opérant en Bosnie, en Tchétchénie ou en Afghanistan. Elle apportait également un soutien financier à el-Qaëda grâce à un système de vols et de falsification de cartes de crédit. Selon l’édition de dimanche du quotidien El Pais, Abou Dahdah aurait rencontré Ben Laden à deux reprises. Toujours selon le journal, les investigations menées en Espagne sur cette cellule depuis 1999 ont, par ailleurs, permis de connaître l’existence en Indonésie d’un camp d’el-Qaëda dans lequel s’entraîneraient entre 2 000 et 3 000 islamistes.
Des troublantes conversations téléphoniques entre Imad Eddine Barakat Yarbas, alias Abou Dahdah, chef présumé de la cellule el-Qaëda en Espagne, et un certain Chakour semblent démontrer que la cellule espagnole était impliquée dans les attentats du 11 septembre, rapporte l’acte d’inculpation des islamistes présumés rédigé par le juge Baltasar Garzon. «En ce moment, je fais une chose : je donne des cours (...). Dans le cadre de ces cours, nous sommes entrés dans le domaine de l’aviation et nous avons même égorgé l’oiseau (...). Mon objectif, c’est l’objectif ! et je ne veux pas entrer dans des détails», explique le 27 août dernier Chakour, membre d’el-Qaëda, dans une conversation téléphonique – sous écoute – en provenance de l’étranger avec Abou Dahdah, rapporte l’acte du juge Garzon, dont le...