Depuis les Jeux olympiques de Nagano et sa médaille de bronze, l’équipe de France de combiné nordique mange son pain noir. Longtemps, second fleuron du ski nordique, derrière le biathlon, le combiné tarde à reprendre des couleurs. À l’issue de la dernière saison, les quatre meilleurs Français pointaient au-delà de la 20e place de la Coupe du monde. À l’issue de la saison 1999-2000, le premier Français classé, Ludovic Roux, pointait déjà loin, à la 21e place. À l’intersaison, Eric Lazzaroni, directeur de l’équipe de France de combiné nordique et de l’équipe de France de saut à ski, a abandonné son poste d’entraîneur national au profit de Christian Hoffelinck. Ancien membre de l’équipe de France de combiné nordique dans les années 90, Hoffelinck (27 ans), à peine remis d’un cancer, devint entraîneur de l’équipe de France junior en 1998 et 1999 puis de France «B» en 2000 et 2001. «Tous ces mecs, je les connaîs tous. Je sais comment ils fonctionnent. Avec les Jeux à l’horizon, il ne faut pas se rater». «Après leur médaille de bronze olympique, des jeunes comme Roux et Bal ont été, un peu trop, montés en flèche. Résultat, à l’entraînement, ils négligèrent de faire leurs gammes. Et, ils ont plongé». «Aujourd’hui, cette équipe est en reconstruction. Une certaine osmose commence à se faire sentir. Petit à petit, ils comprennent que c’est uniquement ensemble qu’ils réussiront à remonter la pente». Tarot ou fléchettes Depuis son arrivée, Hoffelinck travaille à faire travailler ensemble jeunes et moins jeunes, à associer Ludoci Roux (22 ans), Nicolas Bal (23 ans) et Sylvain Guillaume (33 ans), qui attaque sa 14e saison en Coupe du monde. «Reconstruire cet état d’esprit passe par des petits trucs simples», poursuit le nouvel entraîneur. «Avant, les gars jouaient au tarot. Et les jeunes n’accrochaient pas trop donc, s’éloignaient. Aujourd’hui, on joue aux fléchettes et on se remet ensemble». «Cet été, je les ai emmenés faire du surf, un sport jeune dans lequel ils ont tous mordu. Après, on a fait de la chute libre, encore une activité qui les a réunis. À la veille de cette saison, je sens qu’ils mettent tous du leur». En cette saison olympique, Hoffelinck croit en leur retour et passe ses troupes en revue en soulignant qu’un Nicolas Bal, errant en Coupe du monde B juste avant Nagano en février 1998, avait fait finalement septième aux jeux. «Un Sylvain Guillaume sait où il va. Et, sur une Coupe du monde, il peut tout faire, le pire comme le meilleur. Un Frédéric Baud est besogneux : c’est une valeur sûre pour l’équipe». «Un Nicolas Bal galère en saut depuis deux saisons. Mais il peut revenir du jour au lendemain. Enfin, le teigneux Kevin Arnould, doué en saut mais encore tendre en ski, est déjà régulier». Pour espérer décrocher une sélection olympique, ils devront faire au moins deux fois dans les 15 premiers d’une Coupe du monde. «Si les jeunes continuent à bosser et à s’investir comme ils le font depuis l’arrivée de Christian Hoffelinck, on pourra compter sur l’équipe de France à Salt Lake City», annonce Sylvain Guillaume (36e de la coupe du monde en 2001). La Coupe du monde de combiné nordique débute samedi 24 et dimanche 25 novembre à Kuopio (Finlande).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Depuis les Jeux olympiques de Nagano et sa médaille de bronze, l’équipe de France de combiné nordique mange son pain noir. Longtemps, second fleuron du ski nordique, derrière le biathlon, le combiné tarde à reprendre des couleurs. À l’issue de la dernière saison, les quatre meilleurs Français pointaient au-delà de la 20e place de la Coupe du monde. À l’issue de la saison 1999-2000, le premier Français classé, Ludovic Roux, pointait déjà loin, à la 21e place. À l’intersaison, Eric Lazzaroni, directeur de l’équipe de France de combiné nordique et de l’équipe de France de saut à ski, a abandonné son poste d’entraîneur national au profit de Christian Hoffelinck. Ancien membre de l’équipe de France de combiné nordique dans les années 90, Hoffelinck (27 ans), à peine remis d’un cancer, devint...