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Actualités - Chronologies

Investissement - Retour timide des avoirs arabes - placés à l’étranger

Les investisseurs arabes sont tentés de rapatrier leurs énormes avoirs à l’étranger, estimés à quelque 800 milliards de dollars, du fait de la situation créée par les attentats du 11 septembre, un processus qui a déjà commencé, estiment certains économistes. «Jusqu’à présent, aucun chiffre n’est disponible sur les avoirs rapatriés, mais je peux affirmer que le processus est enclenché et ne va pas s’arrêter. Des centaines de millions de dollars ont déjà regagné le royaume séoudien», affirme Ihsan Bu-Hulaiga, membre du Conseil consultatif séoudien. Il attribue ce phénomène, encore timide, aux «réformes adoptées en Arabie, notamment la privatisation de certains secteurs, visant à attirer les investisseurs nationaux et étrangers». Selon les estimations, le gros des investisseurs privés et publics du Golfe placés à l’étranger, en particulier aux États-Unis, sont séoudiens. «Depuis le 11 septembre, les pertes des placements privés séoudiens, notamment à la Bourse et dans les compagnies aériennes, s’élèvent à plus de 40 milliards de dollars», a-t-il confié. Comme M. Bu-Hulaiga, d’autres experts et hommes d’affaires arabes présents à Dubaï estiment que les événements du 11 septembre représentent «une occasion en or» pour les pays arabes. «Il faut lancer de grands projets susceptibles d’absorber ces investissements et soutenir le secteur privé», renchérit Mohamad al-Fayez, un expert économique séoudien. Plus réservé, M. Raafat Radwan, président du Centre d’information et de décision du Conseil des ministres égyptien, estime qu’«un éventuel retour des investissements arabes ne serait pas lié aux attentats du 11 septembre». «Si nous voulons attirer ces investissements, nous devons créer un climat économique encourageant et rassurant pour les hommes d’affaires arabes», déclare-t-il. «Les investisseurs ne reconnaissent ni les nationalités ni les frontières. Ce qui compte pour eux c’est le profit», ajoute-t-il. Pour le secrétaire d’État tunisien des Technologies de l’information, Ahmad Mahjoub, «il faut surtout mettre en place des législations adéquates assouplissant les formalités d’investissement, pour renforcer les échanges commerciaux et les investissements interarabes». «Le plus important n’est pas de prendre des décisions, mais de les appliquer. L’homme d’affaires arabe est en butte à la routine bureaucratique pesante et au manque de transparence, c’est pourquoi il répugne à investir dans les pays arabes». Selon des statistiques diffusées pendant la conférence, les échanges commerciaux interarabes s’élèvent à environ 27 milliards de dollars par an et représentent entre 8,6 % et 9 % du volume total de leur commerce extérieur, estimé à environ 300 milliards de dollars. Le montant des investissements interarabes pour 2000 s’était élevé à environ 2,3 milliards de dollars. L’Arabie séoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis sont les principaux investisseurs, la Tunisie étant le principal bénéficiaire (près de 700 million de dollars), suivie du Liban (350 millions de dollars) et du Soudan (330 millions de dollars).
Les investisseurs arabes sont tentés de rapatrier leurs énormes avoirs à l’étranger, estimés à quelque 800 milliards de dollars, du fait de la situation créée par les attentats du 11 septembre, un processus qui a déjà commencé, estiment certains économistes. «Jusqu’à présent, aucun chiffre n’est disponible sur les avoirs rapatriés, mais je peux affirmer que le processus est enclenché et ne va pas s’arrêter. Des centaines de millions de dollars ont déjà regagné le royaume séoudien», affirme Ihsan Bu-Hulaiga, membre du Conseil consultatif séoudien. Il attribue ce phénomène, encore timide, aux «réformes adoptées en Arabie, notamment la privatisation de certains secteurs, visant à attirer les investisseurs nationaux et étrangers». Selon les estimations, le gros des investisseurs privés et publics du...