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Actualités - Chronologies

L’explosion démographique, - l’autre risque de déstabilisation du Pakistan

En plus de la guerre en Afghanistan et de l’afflux de réfugiés qu’elle provoque, l’explosion des naissances représente un second risque majeur de déstabilisation pour le Pakistan et toute sa région. Le Pakistan devrait à moyen terme devenir le troisième pays le plus peuplé de la planète, après l’Inde et la Chine. Sa population dépassera celle du Brésil, de l’Indonésie ou des États-Unis. Le «pays des purs» compte 145 millions d’habitants en 2001, selon le Population Reference Bureau (PRB). Si son taux d’accroissement naturel restait inchangé, sa population doublerait en 25 ans. Les spécialistes pensent que le pays comptera 252 millions de sujets en 2025 et 345 millions en 2050. C’est moins cette expansion vertigineuse que sa mise en parallèle avec les prévisions de croissance économique du Pakistan qui préoccupent les Nations unies. En effet, ces deux courbes n’épousent pas la même trajectoire, est venu expliquer, lors d’une conférence de presse à Islamabad, le docteur Olivier Brasseur, représentant du Fonds des Nations unies pour le population (FNUAP). Le FNUAP aide les pays en développement à résoudre leurs problèmes de population. «Ce pays va être confronté dans les vingt prochaines années à un problème majeur pour nourrir sa population», a mis en garde le Dr Brasseur. «Cela est susceptible de provoquer des crises sociales très graves». Le Pakistan, a-t-il regretté, ne consacre que 2,3 % de son budget à l’éducation, 1,2 % à la santé et 0,8 % au contrôle des naissances. Or, il faut selon lui «accroître l’usage de la contraception», car, si le pourcentage de Pakistanais qui y ont recours est «bas», «la demande, elle, est haute». «Il faut combler ce fossé», a indiqué le docteur Brasseur. Une étude menée en 1994/1995 avait montré que seulement 18 % des femmes mariées pakistanaises avaient recours à la contraception, dont 5 % par des moyens «traditionnels». Un taux à rapprocher de celui de l’analphabétisme chez les Pakistanaises, qui atteint 72 % contre 42 % pour les hommes. Ces chiffres deviennent encore plus mauvais si on traverse la frontière vers le pays voisin en guerre, en particulier pour les femmes afghanes. L’Afghanistan est l’un des rares pays au monde où l’espérance de vie des hommes (46 ans) dépasse celle des femmes (44 ans). Une mère qui accouche en Afghanistan a mille fois plus de risques de mourir qu’en Europe. Quant à obtenir d’autres statistiques fiables sur les tendances de la population afghane, cela relève de la gageure.
En plus de la guerre en Afghanistan et de l’afflux de réfugiés qu’elle provoque, l’explosion des naissances représente un second risque majeur de déstabilisation pour le Pakistan et toute sa région. Le Pakistan devrait à moyen terme devenir le troisième pays le plus peuplé de la planète, après l’Inde et la Chine. Sa population dépassera celle du Brésil, de l’Indonésie ou des États-Unis. Le «pays des purs» compte 145 millions d’habitants en 2001, selon le Population Reference Bureau (PRB). Si son taux d’accroissement naturel restait inchangé, sa population doublerait en 25 ans. Les spécialistes pensent que le pays comptera 252 millions de sujets en 2025 et 345 millions en 2050. C’est moins cette expansion vertigineuse que sa mise en parallèle avec les prévisions de croissance économique du Pakistan qui...