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Actualités - Chronologies

New York panse ses plaies après un nouveau traumatisme

Au lendemain du crash d’un Airbus sur un quartier résidentiel, New York se remettait mardi d’un nouveau traumatisme, presque soulagée par les premiers indices laissant penser qu’il pourrait s’agir d’un accident. À Belle Harbour, petite enclave résidentielle sur une presqu’île au large des pistes de l’aéroport JF Kennedy, pompiers et sauveteurs ont travaillé toute la nuit à la recherche des corps des passagers du vol 587 d’American Airlines et des résidents toujours portés disparus, ainsi que de l’une des deux boîtes noires. Le maire de New York, Rudolph Giuliani, a indiqué mardi matin que le bilan final devrait s’établir à 265 morts : les 260 passagers de l’avion, qui effectuait la liaison entre New York et la République dominicaine, et cinq personnes toujours portées disparues au sol, mais présumées mortes dans l’effondrement et l’incendie de leurs maisons. 262 corps ont pour l’instant été récupérés. Sur place, les voisins encore sous le choc ont commencé à réparer leurs portes enfoncées par les pompiers, qui voulaient s’assurer que les maisons qui ne répondaient pas étaient bien vides. Les lignes téléphoniques et a électriques, détruites par l’incendie qui a rasé quatre maisons et endommagé une dizaine d’autres, étaient peu à peu rétablies. Sur la base des premiers témoignages et constatations, le NTSB, qui a dépêché une centaine d’inspecteurs sur place, penche pour l’instant pour la thèse de l’accident. Cette thèse, qui doit être confirmée officiellement par le NTSB, a apporté un sentiment de soulagement dans la ville, même si l’ampleur du drame n’est niée par personne. « New York va s’en sortir » Endurcie par la tragédie du World Trade Center, puis la psychose des lettres empoisonnées, New York a craint pendant plusieurs heures lundi être à nouveau la victime de terroristes. Ponts et tunnels ont été fermés, toutes les forces de police déployées, le cœur de la ville s’est arrêté de battre. Puis, très vite, il a repris. Et ce qui avant le 11 septembre aurait constitué un traumatisme majeur a été admis comme une nouvelle épreuve qu’il faudra, comme les autres, dépasser. «Nous devons apprendre à surmonter des événements comme celui-ci d’une façon qui n’affecte pas notre capacité à vivre notre vie», a lancé «Rudy» Giuliani. «Nous allons le surmonter, et nous allons aller de l’avant. New York va s’en sortir». Dans le New York Times, l’éditorialiste John Tierney assure que «personne ne cherche à minimiser la tragédie. Tout le monde sait la souffrance des familles et amis des victimes. Et pourtant il y a eu un soulagement quand il est apparu qu’il ne s’agissait pas nécessairement d’un acte terroriste et qu’il n’y avait – qu’un – avion. La ville a été habituée à de plus mauvaises nouvelles...» Et pour ceux qui n’ont pas ressenti ce soulagement, les familles de victimes, un centre d’accueil et de conseil a été ouvert dans un centre de conférence de Manhattan. Celui-là même où ont afflué, dès le 12 septembre, des volontaires venus de tout le pays pour proposer leur aide dans le World Trade Center.
Au lendemain du crash d’un Airbus sur un quartier résidentiel, New York se remettait mardi d’un nouveau traumatisme, presque soulagée par les premiers indices laissant penser qu’il pourrait s’agir d’un accident. À Belle Harbour, petite enclave résidentielle sur une presqu’île au large des pistes de l’aéroport JF Kennedy, pompiers et sauveteurs ont travaillé toute la nuit à la recherche des corps des passagers du vol 587 d’American Airlines et des résidents toujours portés disparus, ainsi que de l’une des deux boîtes noires. Le maire de New York, Rudolph Giuliani, a indiqué mardi matin que le bilan final devrait s’établir à 265 morts : les 260 passagers de l’avion, qui effectuait la liaison entre New York et la République dominicaine, et cinq personnes toujours portées disparues au sol, mais...