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Actualités - Chronologies

Sharon et Arafat veulent négocier, - mais sur des bases différentes

Le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le président palestinien Yasser Arafat veulent tous deux entamer des pourparlers de paix, mais divergent sur les conditions et la finalité d’un tel dialogue. Demandant à nouveau «l’envoi d’observateurs internationaux pour protéger» les Palestiniens, Yasser Arafat a salué le discours prononcé samedi par le président américain George W. Bush en faveur d’une «paix juste» au Proche-Orient. Le dirigeant palestinien a vu dans ces propos un soutien à la création d’un État palestinien et à une reprise du processus de paix sur la base des résolutions des Nations unies. M. Sharon a évoqué un État palestinien devant des militants, interloqués, de son parti, le Likoud (droite nationaliste). Il s’est dit «prêt à des concessions douloureuses», mais a d’emblée souligné que le retour au calme était le préalable impératif à toute relance du processus de paix. Cette exigence rejoint le plan de la commission internationale dirigée par l’ex-sénateur américain George Mitchell, publié en mai et qui recommande la fin de la violence, des mesures mutuelles de confiance et enfin la reprise de pourparlers sur un règlement politique. M. Sharon a d’autre part indiqué vouloir nommer une équipe de négociateurs en coordination avec son ministre des Affaires étrangères, le travailliste Shimon Peres. Tous deux envisagent des «arrangements à long terme» avec les Palestiniens, différant notamment le tracé définitif des frontières de l’État palestinien ainsi que le règlement des dossiers «sensibles» de Jérusalem et des réfugiés palestiniens, ont indiqué les médias israéliens. Selon ses proches, M. Peres songe à l’établissement progressif d’un État palestinien, à commencer par la bande de Gaza, mais n’a pu présenter ces idées au secrétaire d’État américain Colin Powell durant leur entretien dimanche à New York, faute d’un feu vert du cabinet israélien. Pour beaucoup de commentateurs politiques en Israël, ce projet de paix serait en fait un écran de fumée permettant pragmatiquement à MM. Sharon et Peres de préserver leurs positions respectives au sein de l’union nationale. Il reste que selon un récent rapport du ministère israélien des Affaires étrangères, «un courant pragmatique et modéré tend à s’imposer au sein de la direction palestinienne». Cité par le quotidien Jerusalem Post, le responsable de l’OLP pour le dossier de Jérusalem, Sari Nousseibeh, a ainsi affirmé «qu’il faut être aveugle pour nier le lien existentiel entre les juifs et Jérusalem». Pour lui, ce lien doit être reconnu, «tout comme doit l’être celui unissant Arabes et musulmans à Jérusalem».
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le président palestinien Yasser Arafat veulent tous deux entamer des pourparlers de paix, mais divergent sur les conditions et la finalité d’un tel dialogue. Demandant à nouveau «l’envoi d’observateurs internationaux pour protéger» les Palestiniens, Yasser Arafat a salué le discours prononcé samedi par le président américain George W. Bush en faveur d’une «paix juste» au Proche-Orient. Le dirigeant palestinien a vu dans ces propos un soutien à la création d’un État palestinien et à une reprise du processus de paix sur la base des résolutions des Nations unies. M. Sharon a évoqué un État palestinien devant des militants, interloqués, de son parti, le Likoud (droite nationaliste). Il s’est dit «prêt à des concessions douloureuses», mais a d’emblée...