Des gorilles et des jeunes femmes pour blinder la sécurité
le 13 novembre 2001 à 00h00
Des gorilles pour les joueurs et de charmantes jeunes policières contre les hooligans, tels sont les deux piliers sécuritaires de la Corée du Sud à l’heure de coorganiser le Mondial 2002 de football avec le Japon du 31 mai au 30 juin prochains. Du rouge à lèvre et du mascara pour dissuader les casseurs, c’est le pari des forces de l’ordre: «Beaucoup de gens dans le monde trouvent les femmes sud-coréennes très mignonnes. Si elles sont en première ligne, cela produit son petit effet», estime le directeur adjoint à la sécurité de la Coupe du monde Park Sang-Hwan dans un entretien avec l’AFP. Mais attention, les hooligans qui manqueraient aux règles élémentaires de la galanterie se heurteraient à une poigne de fer sous un gant de velours : «La police coréenne est assez puissante par rapport aux forces de l’ordre d’autres pays. Elle a l’habitude des émeutes», rappelle M. Park. À bon entendeur... Hommes et femmes confondus, la police coréenne apprend également à sourire pour éviter tout malentendu avec le demi-million de supporteurs étrangers attendus en Corée pour le Mondial : «Nous ne sommes pas assez flexibles, reconnaît M. Park. Nous essayons de sourire davantage et de nous montrer sympathiques. Même moi, j’essaie de sourire». «L’Europe est loin et nous ne pensons pas que de nombreux hooligans essaieront de venir ici, espère M. Park. Mais nous aurons des forces spéciales dans chaque commissariat dans les dix villes qui accueillent des matches». Lutte antiterroriste De façon plus classique, les experts coréens à la sécurité ont musclé leur plan après les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Ils sont entrés en contact avec la CIA et le MI6 britannique. M. Park lui-même a été invité par les responsables américains du renseignement à se rendre en février prochain aux Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City, le premier grand événement sportif depuis les attentats du 11 septembre. Les joueurs et les dirigeants disposeront d’une garde rapprochée. «Chaque équipe pourra venir avec ses propres responsables de sécurité. Elle peut en avoir vingt et nous travaillerons en étroite collaboration avec eux», précise M. Park. Certaines équipes seront plus protégées que d’autres: «Pour chacune, nous évaluerons les risques sur une échelle allant de A à D, le A correspondant au risque le plus élevé». «Des installations proches des stades comme les usines à gaz, les usines électriques ou les usines de produits chimiques ont reçu l’ordre de renforcer leur sécurité», détaille encore M. Park. Des zones d’interdiction aérienne ont été établies au-dessus des dix stades coréens qui accueilleront des rencontres du Mondial. Par ailleurs, des unités d’élite antiterroristes seront placées dans les stades les jours de match, a ajouté M. Park. «Le risque d’une attaque terroriste en Corée du Sud est faible», tempère M. Park, qui a participé à la sécurité des Jeux olympiques de 1988. «Je me sens plus à l’aise qu’à cette époque. L’opération pour la Coupe du monde est moins importante et nous aurons recours à moins de gens», assure-t-il.
Des gorilles pour les joueurs et de charmantes jeunes policières contre les hooligans, tels sont les deux piliers sécuritaires de la Corée du Sud à l’heure de coorganiser le Mondial 2002 de football avec le Japon du 31 mai au 30 juin prochains. Du rouge à lèvre et du mascara pour dissuader les casseurs, c’est le pari des forces de l’ordre: «Beaucoup de gens dans le monde trouvent les femmes sud-coréennes très mignonnes. Si elles sont en première ligne, cela produit son petit effet», estime le directeur adjoint à la sécurité de la Coupe du monde Park Sang-Hwan dans un entretien avec l’AFP. Mais attention, les hooligans qui manqueraient aux règles élémentaires de la galanterie se heurteraient à une poigne de fer sous un gant de velours : «La police coréenne est assez puissante par rapport aux forces de l’ordre...
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