Ils ont accompagné grands-parents, petits-enfants, parents et arrière petits enfants, puisque certains d’entre eux sont plus que centenaires: les anciens remèdes qui résistent aux ans... Cataplasmes et vapeurs d’essences, calmants doux et aspirine, pastilles Valda et autres sinapismes, les remèdes de grand-mère ont la vie longue et la réputation solide... Vieilles reliques d’un art de soigner, ils rassurent et apaisent en se référant au temps où maman savait guérir les maux avec tendresse et efficacité. Et comme dans chaque adulte sommeille l’enfant qu’il a été... Il va de soi que quand il s’agit de petits bobos, l’archaïsme sentimental est sans danger. Il n’en est pas malheureusement de même lorsqu’il s’agit de maux plus graves qu’un rhume, une courbature ou une simple irritation... S’acharner à se soigner avec de bons vieux remèdes peut alors avoir des conséquences bien plus qu’indésirables. Vapeurs et cataplasmes Il y a un peu plus d’un siècle, le cataplasme soignait un nombre incalculable de maux... Il faut dire que ses lettres de créance remontaient à la nuit des temps puisque les Babyloniens soignaient leurs plaies avec des applications d’origan et les Égyptiens avec des emplâtres d’ail écrasé et de pain moisi mêlés de bois pourri... Le sinapisme, mot savant qui désignait le cataplasme (dérivant du latin «sinapis» qui signifie «moutarde»), faisait figure de remède-miracle. À cette époque où on vivait dans l’angoisse des infections et des maladies inflammatoires, le cataplasme décongestionnait et soulageait les douleurs des «maladies de poitrine» et celles des rhumatismes... De nos jours, la médecine a depuis longtemps abandonné ce remède anachronique dont la base et le principe actif étaient la poudre de moutarde. Mais le cataplasme conserve toujours des fidèles. Il paraît qu’en France on évalue à cent cinquante mille boîtes la consommation annuelle de la vieille marque «Sinapisme Rigollot». Les vapeurs d’essences dans les années trente soignaient le rhume à grand renfort d’inhalations. La tête sous un torchon, on respirait les vapeurs d’une eau bouillante d’un dosage précis traduit en gouttes d’huiles essentielles, lavande, romarin, thym, réputées pour leurs propriétés antiseptiques pulmonaires... Il semble que même de nos jours acteurs et conférenciers ont recours à ce vieux remède pour s’éclaircir la voix... La vieille marque Perubor Inhalation garde, de grand-père à petit-fils, des adeptes... Antidouleurs et pastilles Un des premiers antidouleurs, comme le Synthol, a vu le jour dans l’arrière-boutique d’un apothicaire. Bien plus tard il a connu la gloire en soignant les douleurs des blessés de la Première Guerre mondiale... La formule a évolué avec le temps et de nos jours dix millions de flacons quittent l’usine natale annuellement pour soigner gingivites, stomatites, aphtes et autres malheurs de la bouche mais aussi douleurs musculaires et ecchymoses... Le Synthol refuse de partir à la retraite. Autres centenaires vaillantes les pastilles Valda. Au début du XXe siècle et plus précisément en 1902, dans une officine parisienne, naît la petite boule verte qui calme la toux et rafraîchit la bouche. Six ans plus tard, son succès phénoménal fait qu’elle s’exporte non seulement aux quatre coins de la France mais aussi en Italie et surtout en... Russie! En 1932, elle atteint la Chine et un peu plus tard la voilà exportée dans plus de quarante pays... La vieille dame en gomme est loin, très loin, de penser à la retraite. Riche en essences antiseptiques naturelles (terpinol, menthol, thymol), elle soigne et soulage rhumes, maux de gorge, toux en facilitant la respiration et en adoucissant la gorge. Elle s’est permis même un lifting qui a relancé les ventes: la pastille Valda s’est adjointe une version «light» pour ménager la silhouette des ses millions d’«accros».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Ils ont accompagné grands-parents, petits-enfants, parents et arrière petits enfants, puisque certains d’entre eux sont plus que centenaires: les anciens remèdes qui résistent aux ans... Cataplasmes et vapeurs d’essences, calmants doux et aspirine, pastilles Valda et autres sinapismes, les remèdes de grand-mère ont la vie longue et la réputation solide... Vieilles reliques d’un art de soigner, ils rassurent et apaisent en se référant au temps où maman savait guérir les maux avec tendresse et efficacité. Et comme dans chaque adulte sommeille l’enfant qu’il a été... Il va de soi que quand il s’agit de petits bobos, l’archaïsme sentimental est sans danger. Il n’en est pas malheureusement de même lorsqu’il s’agit de maux plus graves qu’un rhume, une courbature ou une simple irritation... S’acharner à...