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Actualités - Chronologies

SOCIÉTÉ - Pour la défense du « droit d’uriner »

L’association «La raison du plus faible» appelle les maires à prendre conscience des difficultés engendrées pour les sans-abri par la disparition progressive des toilettes publiques. «Les toilettes publiques gratuites et accessibles 24 heures sur 24 sont en voie de disparition, compromettant l’accès des SDF à l’hygiène et, du même coup, leur dignité», souligne-t-elle dans un communiqué. Elle se fonde sur une enquête auprès des municipalités, montrant que ce type de toilettes a quasiment disparu dans 80 % des villes de plus de 50 000 habitants et que, dans 65 % d’entre elles, il en va de même pour les urinoirs. Les 101 villes françaises de plus de 50 000 habitants ont été sollicitées et 64% ont répondu au questionnaire de l’association sur leur équipement sanitaire. «La raison du plus faible» a également invité les maires à réagir à l’article du sociologue Julien Damon, qui suggère que les politiques restreignant l’accès aux toilettes publiques peuvent avoir pour objet inavoué d’éloigner les «marginaux» des lieux où on ne souhaite pas les voir. Pour justifier des conditions restrictives d’accès, les villes invoquent souvent le vandalisme, les désordres, ou une nécessaire modernisation. Des municipalités comme Lyon et Grenoble ont installé des cabines autonettoyantes payantes mais d’autres, comme Vénissieux et Chambéry, laissent ces installations libres d’accès. Pour sensibiliser les élus municipaux comme le grand public, l’association organise le 15 novembre à la mairie du XIIIe arrondissement de Paris un débat mettant en valeur l’action positive de quelques villes. Créée en 1991 à l’initiative d’un ancien chargé de mission du cabinet de l’actuel ministre de la Santé, Bernard Kouchner, «La raison du plus faible» défend les droits des sans-abri en agissant sur les pouvoirs publics. Dans sa lutte contre l’exclusion, elle fait valoir qu’elle a obtenu pour les SDF l’inscription sur les listes électorales et des tarifs réduits de 50 % dans les transports urbains.
L’association «La raison du plus faible» appelle les maires à prendre conscience des difficultés engendrées pour les sans-abri par la disparition progressive des toilettes publiques. «Les toilettes publiques gratuites et accessibles 24 heures sur 24 sont en voie de disparition, compromettant l’accès des SDF à l’hygiène et, du même coup, leur dignité», souligne-t-elle dans un communiqué. Elle se fonde sur une enquête auprès des municipalités, montrant que ce type de toilettes a quasiment disparu dans 80 % des villes de plus de 50 000 habitants et que, dans 65 % d’entre elles, il en va de même pour les urinoirs. Les 101 villes françaises de plus de 50 000 habitants ont été sollicitées et 64% ont répondu au questionnaire de l’association sur leur équipement sanitaire. «La raison du plus faible» a...