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Actualités - Chronologies

Ben Laden et la bombe : inquiétudes et interrogations

Les débats à l’Onu à New York ont été marqués samedi par les inquiétudes et les interrogations sur la possession d’armes nucléaires par Oussama Ben Laden, et sur les risques de détournement de l’arme atomique pakistanaise par des extrémistes islamistes. Cette hypothèse a été relancée par une interview accordée à un quotidien pakistanais par l’instigateur présumé des attentats du 11 septembre, dans laquelle il affirme que «si l’Amérique usait d’armes chimiques ou nucléaires contre nous, nous pourrions alors riposter par des armes nucléaires et chimiques». Cette possibilité, cauchemar des spécialistes de la lutte antiterroriste, a été évoquée du haut de la tribune de l’Assemblée générale de l’Onu par le président américain George W. Bush. Le chef de la Maison-Blanche a affirmé que les réseaux terroristes du milliardaire d’origine séoudienne cherchaient à se procurer des armes de destruction massive – nucléaires, bactériologiques et chimiques – et n’hésiteraient pas à s’en servir pour provoquer un nouvel «Holocauste». Les déclarations d’Oussama Ben Laden affirmant qu’il pourrait utiliser cette arme «sont autant de raisons de plus pour nous de le pourchasser avec diligence et de l’attraper, et c’est ce que nous allons faire», a déclaré M. Bush plus tard, lors d’une conférence de presse. Les experts internationaux cités au cours des dernières semaines évoquent généralement la possibilité soit d’une bombe, difficile à se procurer ou à fabriquer, soit de déchets nucléaires civils ou militaires plus faciles à obtenir et mélangés à des explosifs classiques. Le président pakistanais Pervez Musharraf, dont le pays a longtemps fait figure de protecteur des taliban afghans, eux-mêmes liés à Ben Laden, s’est voulu rassurant en déclarant à New York «ne pouvoir imaginer» que le terroriste présumé dispose d’armes nucléaires. Interrogé en marge de l’Assemblée générale sur la possibilité pour Oussama Ben Laden de produire ou stocker des armes nucléaires, M. Musharraf a assuré «n’avoir aucune information de la sorte». M. Musharraf a également cherché à démentir l’hypothèse que des extrémistes aient pu se procurer l’arme atomique dans son pays, qui a procédé à ses premiers essais militaires en 1999. Il a également tenté de rassurer sur l’hypothèse de voir des islamistes favorables aux taliban prendre le pouvoir au Pakistan, et prendre ainsi possession de l’arme nucléaire. «Nos arsenaux stratégiques sont vraiment bien gardés et en mains très sûres», a dit le président pakistanais. M. Musharraf n’a toutefois pas exclu la «possibilité», guère plus rassurante, que Ben Laden dispose d’armes chimiques. D’autres dirigeants internationaux se sont également montrés très circonspects samedi sur la possibilité pour l’homme le plus recherché du monde de détenir une arme aussi sophistiquée. À Moscou, le président russe Vladimir Poutine a jugé cette hypothèse «invraisemblable», tandis qu’à Londres le Premier ministre britannique Tony Blair a estimé qu’il était «difficile de juger» de la réalité de cette menace. Le Pentagone (ministère américain de la Défense) a, quant à lui, indiqué samedi douter qu’Oussama Ben Laden ait à sa disposition des armes nucléaires, tout en précisant prendre au sérieux ses déclarations en la matière.
Les débats à l’Onu à New York ont été marqués samedi par les inquiétudes et les interrogations sur la possession d’armes nucléaires par Oussama Ben Laden, et sur les risques de détournement de l’arme atomique pakistanaise par des extrémistes islamistes. Cette hypothèse a été relancée par une interview accordée à un quotidien pakistanais par l’instigateur présumé des attentats du 11 septembre, dans laquelle il affirme que «si l’Amérique usait d’armes chimiques ou nucléaires contre nous, nous pourrions alors riposter par des armes nucléaires et chimiques». Cette possibilité, cauchemar des spécialistes de la lutte antiterroriste, a été évoquée du haut de la tribune de l’Assemblée générale de l’Onu par le président américain George W. Bush. Le chef de la Maison-Blanche a affirmé que les...