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Actualités - Chronologies

Unanimité latino-américaine contre le terrorisme, divergences sur les frappes

Les pays d’Amérique latine vont réaffirmer lors de l’assemblée générale de l’Onu, leur engagement contre le terrorisme, mais certains, tels Cuba et le Venezuela, manifesteront également leur opposition aux bombardements américains contre l’Afghanistan intervenus après les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Nombre de chefs d’État et ministres des Affaires étrangères de la région ont indiqué que le terrorisme constituerait le thème central de leur discours, qu’ils mettraient à profit pour demander un ordre international moins protectionniste, plus démocratique et plus efficace pour lutter contre le sous-développement. Illustrant une idée partagée par nombre de dirigeants latino-américains, le président uruguayen Jorge Batlle condamnera énergiquement le terrorisme, le qualifiant d’«ennemi de la paix», tout en soulignant que «la pauvreté, la faim, la discrimination et les politiques qui entravent le commerce» sont également des «ennemis de la paix», a déclaré le ministre uruguayen des Affaires étrangères Didier Opertti. Les présidents chilien et argentin, Ricardo Lagos et Fernando de la Rua, ratifieront à New York l’engagement de leur pays en faveur d’une «action résolue et concertée contre le terrorisme international», selon des sources officielles. La ministre chilienne des Affaires étrangères, Soledad Alvear a également insisté sur la nécessité d’une action concertée au sein du Groupe de Rio, composé de 19 pays d’Amérique latine et des Caraïbes. «Avec une seule voix, nous pourrons nous faire écouter avec plus de force», a-t-elle déclaré. Le président du Mexique, Vicente Fox, qui avait apporté le «ferme soutien» de son pays aux États-Unis dès le début des frappes américaines contre l’Afghanistan, le 7 octobre, a pour sa part annoncé qu’il allait envoyer «un message clair sur le rôle actif» que son pays entend jouer au sein des Nations unies, notamment sur cette question. Le Mexique a été élu, le 8 octobre, membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Onu, à partir du 1er janvier 2002. Les opérations militaires américaines lancées contre l’Afghanistan, dont le pouvoir est accusé d’avoir accordé refuge à Oussama Ben Laden, seront cependant sous le feu des critiques de Cuba et du Venezuela. Le ministre des Affaires Etrangères Felipe Perez Roque, qui dirigera la délégation cubaine, a déclaré jeudi qu’il allait réitérer à New York, non seulement la condamnation du terrorisme, mais également celle des frappes américaines en Afghanistan. Dénonçant «les dangers d’une escalade militaire imposée par les États-Unis», dont il a souligné les «coûts visibles pour tous les pays dans les domaines économiques et sociaux», il a ajouté qu’il évoquerait également devant l’assemblée générale les effets de l’embargo américain contre Cuba, en vigueur depuis 40 ans. Le président vénézuélien Hugo Chavez, proche du dirigeant cubain Fidel Castro, va exprimer une opinion similaire, selon le chef de la diplomatie vénézuélienne, Luis Alfonso Davila. Brandissant une photo de cadavres d’enfants afghans, M. Chavez avait appelé, fin octobre, les États-Unis à arrêter les bombardements, estimant qu’ils ne pouvaient «combattre la terreur par la terreur».
Les pays d’Amérique latine vont réaffirmer lors de l’assemblée générale de l’Onu, leur engagement contre le terrorisme, mais certains, tels Cuba et le Venezuela, manifesteront également leur opposition aux bombardements américains contre l’Afghanistan intervenus après les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Nombre de chefs d’État et ministres des Affaires étrangères de la région ont indiqué que le terrorisme constituerait le thème central de leur discours, qu’ils mettraient à profit pour demander un ordre international moins protectionniste, plus démocratique et plus efficace pour lutter contre le sous-développement. Illustrant une idée partagée par nombre de dirigeants latino-américains, le président uruguayen Jorge Batlle condamnera énergiquement le terrorisme, le qualifiant d’«ennemi de la...