L’ancien ennemi public n° 1 Ilich Ramirez Sanchez, alias «Carlos», s’est efforcé hier de sa prison d’innocenter Oussama Ben Laden, mis en cause des projets d’attentats à Marseille en 1996-1997. Dans un courrier transmis à la presse par son avocate Isabelle Coutant-Peyre, le Vénézuélien explique que celui qu’il appelle «cheikh Oussama» aurait fait l’objet en 1993 d’une «fatwa» du groupe islamique Takfir le condamnant à mort. Selon Carlos, le Takfir a tenté d’assassiner Oussama Ben Laden, à Khartoum, au Soudan, en 1994. «Ces sanglantes anecdotes sont la preuve de la totale impossibilité d’une coopération quelconque entre cheikh Oussama Ben Laden et “Takfir wal Hijra” parce que si la fatwa contre lui avait été levée, ça aurait été annoncé publiquement», dit Carlos. Le milliardaire séoudien, qui a depuis lors trouvé asile en Afghanistan, est aujourd’hui accusé d’avoir commandité et financé les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Vingt-quatre membres ou sympathisants présumés du Takfir sont jugés depuis le 28 septembre au tribunal correctionnel de Paris pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». L’un des prévenus a affirmé à l’instruction que le Takfir et le GIA (Groupe isamique armé) algérien avaient fait alliance en 1996, avec le soutien d’Oussama Ben Laden, dans le but de commettre des attentats en France. Un projet d’attentat aurait visé des transports publics et des bâtiments représentant des intérêts algériens à Marseille. Le prévenu est cependant revenu sur ses déclarations à l’audience et le parquet a estimé que le lien entre le réseau et Oussama Ben Laden n’était «pas établi». Des peines de deux à dix ans de prison ont été requises contre les 24 suspects. Selon Carlos, «cheikh Oussama rejetait les positions extrémistes du Takfir». Le Vénézuélien a approuvé, dans une lettre, les attentats du 11 septembre.
L’ancien ennemi public n° 1 Ilich Ramirez Sanchez, alias «Carlos», s’est efforcé hier de sa prison d’innocenter Oussama Ben Laden, mis en cause des projets d’attentats à Marseille en 1996-1997. Dans un courrier transmis à la presse par son avocate Isabelle Coutant-Peyre, le Vénézuélien explique que celui qu’il appelle «cheikh Oussama» aurait fait l’objet en 1993 d’une «fatwa» du groupe islamique Takfir le condamnant à mort. Selon Carlos, le Takfir a tenté d’assassiner Oussama Ben Laden, à Khartoum, au Soudan, en 1994. «Ces sanglantes anecdotes sont la preuve de la totale impossibilité d’une coopération quelconque entre cheikh Oussama Ben Laden et “Takfir wal Hijra” parce que si la fatwa contre lui avait été levée, ça aurait été annoncé publiquement», dit Carlos. Le milliardaire séoudien,...
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