Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

L’historique du château de Bouthéon

Les données historiques disponibles sur le château de Bouthéon remontent au XIIe siècle. À cette époque, il appartenait à la famille noble de Bouthéon de laquelle était issu Foulques de Bouthéon qui fut archevêque de Lyon en 1140. Le château devint ensuite propriété des comtes du Forez jusqu’en 1290, puis la famille de Lafayette dont descend le général de Lafayette, héros de l’indépendance américaine. Mais de tous les possesseurs du château, Mathieu de Bourbon est certainement la personnalité la plus marquante. Il reçoit le domaine en 1486 ; il est plus connu sous le nom de grand Bâtard de Bourbon parce qu’il est fils naturel de Jean II, duc de Bourbon. On lui attribue la construction de l’aile ouest du château. À la mort de Mathieu, le château est vendu en 1514 aux St Priest de St chamond qui le revendent en 1551 à Guillaume de Gadagne, originaire de Florence, qui s’était établi à Lyon vers la fin du XVIe siècle. Il avait fait fortune dans le commerce des étoffes de soie et dans la banque. Guillaume de Gadagne était dès l’année 1584 sénéchal de Lyon puis en 1588 il devint gouverneur général des provinces du Lyonnais Forez et Beaujolais. La noblesse forézienne finit par lui pardonner son origine étrangère surtout après son mariage avec Jeanne de Sugny. C’est à cette époque que de grands changements seront faits à Bouthéon par Guillaume de Gadagne. Il mourut à Lyon en 1600 ne laissant que des filles. Il nomme comme héritier universel Balthazar de la Baulme d’Hostun son petit-fils (fils d’Antoine de la Baulem et de Diane de Gadagne) et l’oblige à prendre le nom de Gadagne d’Hostun. Il épouse vers 1620 Françoise de Touron, mais à sa mort en 1640 le partage de ses biens entre de nombreux enfants va accentuer la décadence de la maison de Gadagne. Par son testament, il lègue à l’Hôtel-Dieu de Veauche une rente annuelle de 220 livres pour doter, tous les ans, 2 filles pauvres choisies à Bouthéon ou à Veauche par le supérieur de Notre-Dame de Grâce. Ainsi fut fondée l’institution des Rosières de Bouthéon, fondation qui rappelle celle des célèbres Rosières de Salency avec moins d’éclat. Le couronnement de la rosière de Bouthéon devint cependant une fête des plus populaires du Forez ; la noblesse des environs s’y donnait rendez-vous dans les grands appartements du château et la foule sur la pelouse du parc. La rosière, couronnée dans l’église du village, était ramenée en grande pompe au château et admise à la table des seigneurs. La fête se terminait par un bal qui était ouvert par un quadrille officiel, dansé sur la plate-forme de la tour. La rosière y figurait à la vue et aux applaudissements de la foule répandue dans le parc ; puis les danses continuaient sur les vertes pelouses et dans les salons du château. Ces fêtes furent interrompues quelques années après la mort de Guillaume de Gadagne leur fondateur. L’église de Veauche s’appropria la rente de 220 livres destinée aux rosières dont les fêtes n’eurent plus lieu jusqu’en 1733, époque où Charlotte de Gadagne fonda une nouvelle rente qui leur fut destinée… Dès lors, la fête fut rétablie et se renouvela chaque année jusqu’en 1793 ; alors la tempête révolutionnaire l’emporta avec les descendants de son fondateur. Depuis la mort de Guillaume de Gadagne, la fortune de sa famille ne fit que décroître et ses descendants s’étaient réfugiés à Paris, où leur état de gêne était moins visible. Dans ces conditions, leur belle propriété forézienne devait naturellement souffrir et péricliter jusqu’au jour où, en 1790, elle fut vendue à M. Graille de Monteyma. Le château fut ensuite possédé par M. Praire-Nézieux et par la famille Thiollière jusqu’en 1879, époque où il fut acquis par M. Charles Coignet. Ce dernier y a fait des réparations qui lui ont rendu une partie de son ancien lustre et ont assuré la conservation de ce vieux manoir renommé aussi bien par la belle architecture que par le souvenir des belles familles qui l’ont habité. En 1915, c’est une maison de convalescence pour des blessés militaires : «Le désir ardent de respirer encore dans ce bon Forez», peut-on lire dans un courrier du 6 mai 1915. En 1936, la famille Coignet le met en vente, le mobilier est dispersé. En 1939, les réfugiés espagnols y demeurent puis c’est une compagnie d’infanterie qui l’occupe. En 1940, les familles de réfugiés lorrains de Talange trouvent ici un refuge. Ils y resteront jusqu’en 1944, puis l’été, les colonies de vacances de Renault et de l’Ufovan viendront passer de bons moments en campagne. Des fêtes des écoles y sont organisées jusqu’en 1961 et M. Grousset devient le nouveau propriétaire et le sauve de la ruine. Le château est acquis par la mairie d’Andrézieux-Bouthéon en juin 1995.
Les données historiques disponibles sur le château de Bouthéon remontent au XIIe siècle. À cette époque, il appartenait à la famille noble de Bouthéon de laquelle était issu Foulques de Bouthéon qui fut archevêque de Lyon en 1140. Le château devint ensuite propriété des comtes du Forez jusqu’en 1290, puis la famille de Lafayette dont descend le général de Lafayette, héros de l’indépendance américaine. Mais de tous les possesseurs du château, Mathieu de Bourbon est certainement la personnalité la plus marquante. Il reçoit le domaine en 1486 ; il est plus connu sous le nom de grand Bâtard de Bourbon parce qu’il est fils naturel de Jean II, duc de Bourbon. On lui attribue la construction de l’aile ouest du château. À la mort de Mathieu, le château est vendu en 1514 aux St Priest de St chamond qui le...