Il y avait une petite effervescence hier, place de l’Étoile. Tant dans l’hémicycle que dans les coulisses. Le président de la Chambre, Nabih Berry, n’aurait pas lésiné, dit-on, en condamnant la classification américaine du Hezbollah. Il a ainsi appelé à la tenue demain jeudi d’une réunion des commissions parlementaires mixtes : celles des Affaires étrangères, des Droits de l’homme, de la Défense. Avec au menu des discussions, les listes terroristes livrées par les Américains. Et ce que souhaite le n°2 de l’État, c’est l’adoption d’une recommandation qui serait en fait la position officielle du Parlement. Et qui insisterait sur la nécessité et «l’excellence» de la résistance «sous toutes ses formes». Une sorte de réponse donc à la Grande-Bretagne, qui, par le biais d’une source de l’ambassade britannique à Beyrouth, avait précisé que Londres ne parlait pas «du Hezbollah tout entier». «Nous croyons qu’en sus de son activité de parti politique, le Hezbollah a une aile terroriste, “une organisation de sécurité extérieure”, qui répond aux critères la mettant hors la loi au terme d’un amendement sur le terrorisme voté en 2000 par la Chambre des communes britannique», avait affirmé cette source diplomatique anglaise. Les commissions mixtes se chargeront également de réaffirmer officiellement le refus du Parlement et la condamnation du terrorisme pratiqué par Israël. Et à la question de savoir s’il participerait ou non à la réunion de demain, une source proche de M. Berry a indiqué que «ce n’était pas cela l’important». «L’important, c’est la position qu’adoptera le Parlement libanais», a-t-elle insisté. Dans tous les cas, l’unanimité était totale hier au Parlement. Le député de Beyrouth, le très zélé Nasser Kandil, a ainsi estimé que «les USA et Ben Laden étaient de mèche pour imposer un nouvel ordre mondial et pour diviser la planète entre chrétiens d’un côté et musulmans de l’autre». Quant au chef du Législatif, il a commencé sa journée de travail en recevant les membres de la commission des Droits de l’homme – que préside le député Marwan Farès. Ensuite, Nabih Berry s’est entretenu avec l’ancien chef de l’État, Amine Gemayel. Qui a qualifié d’«impudente» la demande faite par les États-Unis au Liban de considérer la résistance comme étant du terrorisme. Ajoutant qu’il avait été «le premier, en 1986, à l’Onu et par la voix du secrétaire général du palais Bustros à l’époque, Fouad Turk, à demander un distinguo entre résistance et terrorisme». Parmi les autres visiteurs du chef du Parlement : le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane – il semblerait que la rencontre était prévue d’avance –, le nouvel ambassadeur de Hongrie au Liban, ainsi que le ministre de la Santé Sleiman Frangié. Qui a dû certainement évoquer, en présence du vice-président de la Chambre Élie Ferzli et du député du Liban-Nord Fayez Ghosn, l’incident survenu avant-hier soir au BHV.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Il y avait une petite effervescence hier, place de l’Étoile. Tant dans l’hémicycle que dans les coulisses. Le président de la Chambre, Nabih Berry, n’aurait pas lésiné, dit-on, en condamnant la classification américaine du Hezbollah. Il a ainsi appelé à la tenue demain jeudi d’une réunion des commissions parlementaires mixtes : celles des Affaires étrangères, des Droits de l’homme, de la Défense. Avec au menu des discussions, les listes terroristes livrées par les Américains. Et ce que souhaite le n°2 de l’État, c’est l’adoption d’une recommandation qui serait en fait la position officielle du Parlement. Et qui insisterait sur la nécessité et «l’excellence» de la résistance «sous toutes ses formes». Une sorte de réponse donc à la Grande-Bretagne, qui, par le biais d’une source de...