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Actualités - Chronologies

« Un arrangement entre éditeurs »

La directrice des éditions Actes Sud, Françoise Nyssen, a dénoncé lundi «un arrangement entre éditeurs» parisiens après l’attribution du prix Goncourt à un roman publié chez Gallimard, Rouge Brésil de Jean-Christophe Rufin, dans un entretien à France Bleu Provence et à l’AFP. Actes Sud, qui concourait avec Des phrases courtes, ma chérie de Pierrette Fleutiaux, n’a jamais obtenu le Goncourt en 24 ans d’existence (4 000 titres publiés), a rappelé Françoise Nyssen, en se disant «extrêmement triste». «C’est encore une affaire de partage entre éditeurs, pas une affaire de roman. C’était Gallimard ou Grasset et c’est Gallimard, voilà ! Que ce soit à travers un éditeur ou un diffuseur, c’est toujours du même côté que la balance penche», a déploré la dirigeante de la maison arlésienne. «Un Goncourt fait vendre des centaines de milliers d’exemplaires d’un roman. Cela permet à l’auteur d’être très lu mais aussi à une maison d’édition de continuer son travail de création en toute indépendance, comme nous essayons de le faire. Ce n’est pas si facile que ça et on aurait bien besoin de participer à ce genre de gâteau économique», a-t-elle ajouté. Le fondateur d’Actes Sud, Hubert Nyssen, 76 ans, a dit comprendre la «colère» de sa fille. «Trois ou quatre livres arrivent en finale, bon Dieu, qu’on les célèbre tous pour ce qu’ils valent et qu’on ne fasse pas comme si la désignation d’un seul effaçait les autres !» a-t-il souhaité.
La directrice des éditions Actes Sud, Françoise Nyssen, a dénoncé lundi «un arrangement entre éditeurs» parisiens après l’attribution du prix Goncourt à un roman publié chez Gallimard, Rouge Brésil de Jean-Christophe Rufin, dans un entretien à France Bleu Provence et à l’AFP. Actes Sud, qui concourait avec Des phrases courtes, ma chérie de Pierrette Fleutiaux, n’a jamais obtenu le Goncourt en 24 ans d’existence (4 000 titres publiés), a rappelé Françoise Nyssen, en se disant «extrêmement triste». «C’est encore une affaire de partage entre éditeurs, pas une affaire de roman. C’était Gallimard ou Grasset et c’est Gallimard, voilà ! Que ce soit à travers un éditeur ou un diffuseur, c’est toujours du même côté que la balance penche», a déploré la dirigeante de la maison arlésienne. «Un...