Le secrétaire général de l’Onu souligne hier dans un entretien au quotidien Le Figaro qu’«il n’est pas question» d’installer à Kaboul un «protectorat» des Nations unies. «Il n’est pas question de faire de l’Afghanistan un protectorat de l’Onu. Les Nations unies sont prêtes à fournir une assistance technique pour administrer le pays mais elles ne se substitueront pas aux autorités afghanes», souligne-t-il. Selon Kofi Annan, «que des taliban dissidents puissent ou non participer à une future coalition (gouvernementale) relève de la seule décision des Afghans». «L’histoire montre que chaque tentative étrangère pour dominer ou contrôler l’Afghanistan a toujours fini en échec», ajoute-t-il. «Mais il est certain que, pour continuer à nourrir le pays et pour commencer à le reconstruire, il faudra le calme», ajoute M. Annan en évoquant trois options, «à l’étude», pour assurer la sécurité de la population après la guerre : les Casques bleus, une force multinationale composée d’un certain nombre de pays volontaires, une force purement afghane «qui, synthèse de toutes les milices actuelles, pourrait se révéler le meilleur garant de la stabilité du pays». « En première ligne » Il a d’autre part ajouté que «l’Onu est en première ligne» dans la guerre contre le terrorisme. M. Annan, précise Le Figaro, a refusé de répondre aux accusations d’Oussama Ben Laden qui l’a traité de «criminel» dans un message diffusé samedi par la télévision qatariote al-Jazira et l’a accusé de cautionner les injustices infligées aux musulmans, en «Palestine, en Bosnie, au Soudan, en Somalie, en Irak, au Cachemire et en Tchétchénie». Interrogé sur sa réaction, Kofi Annan est resté «délibérément muet», indique le journal. «L’Onu est en première ligne. Le Conseil de sécurité vient de voter deux résolutions qui fixent le cadre de la coopération des 189 États membres dans le combat contre le terrorisme. Les gouvernements qui désobéiront s’exposeront à des sanctions internationales», souligne le secrétaire général. Il estime que «le seul moyen de gagner contre le terrorisme c’est d’organiser une action internationale commune (...); l’essentiel est que ce combat soit mené dans le cadre des Nations unies». Pour M. Annan, «le nouveau problème» que représente Ben Laden ne doit pas faire oublier les vieux problèmes qui constituent les racines du terrorisme : «Plus que jamais nous devons être déterminés à arracher les racines du terrorisme. Nous devons continuer à combattre la pauvreté et l’ignorance. De même, il ne faut pas que nous renoncions à régler les conflits restés sans solution». «Si on en a la volonté politique, si on est prêt à investir l’argent nécessaire au développement économique, nous pourrons contenir le terrorisme», estime-t-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le secrétaire général de l’Onu souligne hier dans un entretien au quotidien Le Figaro qu’«il n’est pas question» d’installer à Kaboul un «protectorat» des Nations unies. «Il n’est pas question de faire de l’Afghanistan un protectorat de l’Onu. Les Nations unies sont prêtes à fournir une assistance technique pour administrer le pays mais elles ne se substitueront pas aux autorités afghanes», souligne-t-il. Selon Kofi Annan, «que des taliban dissidents puissent ou non participer à une future coalition (gouvernementale) relève de la seule décision des Afghans». «L’histoire montre que chaque tentative étrangère pour dominer ou contrôler l’Afghanistan a toujours fini en échec», ajoute-t-il. «Mais il est certain que, pour continuer à nourrir le pays et pour commencer à le reconstruire, il faudra le...