Richard Burns (Subaru Impreza WRC) ne manquait pas de rendre hommage à son futur coéquipier et vainqueur du rallye d’Australie, Marcus Gronholm (Peugeot 206 WRC), dimanche soir à Perth. Le Britannique faisait même du Finlandais le seul à pouvoir s’immiscer dans la lutte qui l’opposera à Colin McRae (Ford Focus WRC) pour la victoire en Grande-Bretagne dans trois semaines avec le titre mondial pour objectif, oubliant Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer WRC) autre candidat à la couronne. «D’autant que Marcus aura moins de pression que Colin et moi», insistait Burns. En Australie en effet, Gronholm est redevenu le pilote d’exception de l’an passé. «Gronholm n’a jamais changé, expliquait Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport. Il s’est passé quelque chose à l’intérieur de l’équipe qui a redonné à Marcus sa confiance. Et le voilà». «Il fallait lui faire comprendre que Richard Burns n’arrivera pas en terrain conquis, poursuivait Provera. Je crois que Gronholm a eu peur que l’on ne l’aime plus. Dès lors qu’il a compris que ce n’était pas le cas, il est redevenu le grand Marcus qu’il était l’année dernière». « Nous n’avons jamais douté » Grâce à sa victoire en Australie, Marcus Gronholm a propulsé Peugeot en tête du championnat du monde des constructeurs avant l’ultime rendez-vous de Cardiff. Un incroyable retour, impensable à la mi-saison, au soir de l’arrivée du rallye de Grèce (17 juin) quand Peugeot comptait 40 points de retard sur Ford. «Jean-Pierre Nicolas et moi-même n’avons jamais douté, déclarait cependant Provera. Ce que l’on a dû admettre au fil des contre-performances, de l’envolée de Ford, c’est qu’il ne fallait plus seulement que nous soyons bons. Il fallait aussi que les autres aient un moment de faiblesse». De 20 points marqués lors des sept premiers rallyes de la saison, contre 60 à Ford, Peugeot passait à 70 en six épreuves depuis le Kenya mi-juillet. Alors que l’équipe anglaise plafonnait à 26 dans la même période. «Si nous avions mieux négocié la première moitié de saison, nous aurions pu être champions du monde dès la Corse. Si nous n’avons pas réussi, c’est de notre faute», insistait le directeur de Peugeot Sport. Pour avoir rencontré trop de problèmes techniques en début d’année, les pilotes ayant eux aussi leur part avec quelques sorties de route, le Lion s’est fait peur. « Au RAC, ce sera du 51/49 » «Nous n’avons jamais perdu notre détermination même au plus profond de la vague. Si l’équipe, dans son intégralité, avait été aussi inefficace que les résultats le laissaient alors penser, jamais elle n’aurait pu combler son handicap en quelques rallyes. Pour moi, c’est la chose la plus importante», constatait Provera. Dimanche soir, le patron était comblé. Une victoire, quatorze nouveaux points, les quatre voitures à l’arrivée dans les dix premières dont trois dans les quatre de tête, Provera soulignait le mérite de chacun. Il reste maintenant à parachever ce fulgurant retour en Grande-Bretagne pour conserver le titre, sur les terres de Burns et McRae. «Nous irons en Grande-Bretagne, aussi sereins que nous sommes arrivés en Australie. Réussira-t-on ? On verra. La situation psychologique est différente maintenant que nous sommes en tête. Et contrairement à Burns et McRae, aucun de nos pilotes ne sera sous la pression d’un double objectif. Je pense que c’est un avantage», analysait Corrado Provera. «Et si Marcus roule à sa façon, il y a de fortes chances qu’il roule plus vite que les autres. Au RAC, je pense que ce sera du 51/49... en notre faveur», pronostiquait-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Richard Burns (Subaru Impreza WRC) ne manquait pas de rendre hommage à son futur coéquipier et vainqueur du rallye d’Australie, Marcus Gronholm (Peugeot 206 WRC), dimanche soir à Perth. Le Britannique faisait même du Finlandais le seul à pouvoir s’immiscer dans la lutte qui l’opposera à Colin McRae (Ford Focus WRC) pour la victoire en Grande-Bretagne dans trois semaines avec le titre mondial pour objectif, oubliant Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer WRC) autre candidat à la couronne. «D’autant que Marcus aura moins de pression que Colin et moi», insistait Burns. En Australie en effet, Gronholm est redevenu le pilote d’exception de l’an passé. «Gronholm n’a jamais changé, expliquait Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport. Il s’est passé quelque chose à l’intérieur de l’équipe qui a redonné à Marcus...