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Actualités - Chronologies

Un manager d’origine libanaise, - ambitieux et sans état d’âme

Jacques Nasser, qui vient d’être limogé de la direction de Ford, le deuxième constructeur automobile mondial, a la réputation d’être un dirigeant ambitieux et sans état d’âme. Cet Australien de 53 ans, né au Liban, quitte Ford après 33 ans de carrière dont près de trois ans à la tête du groupe où, à ses débuts, il s’était fixé comme objectif de supplanter General Motors au premier rang du secteur. Son mandat à la présidence du constructeur, où il est remplacé par William Clay Ford, arrière-petit-fils du fondateur, a surtout été entaché par le scandale provoqué par une série de défaillances des pneumatiques Firestone installés sur son 4X4 vedette Explorer et qui ont fait plus de 200 morts. La longue relation entre les familles Ford et Firestone a également compliqué la situation alors que Jacques Nasser s’est évertué à faire porter la responsabilité exclusivement au fabricant de pneus de manière à empêcher tout doute sur un possible défaut de l’Explorer. Cependant, au-delà de ce sérieux problème d’image pour Ford et des pertes qui en ont découlé, Jacques Nasser a été confronté à d’importants problèmes de qualité qui ont retardé le lancement de nouveaux modèles, ajoutant encore à l’hémorragie des activités nord-américaines du groupe et à la frustration de l’encadrement. Jacques Nasser n’a pas pu contenir le mécontentement grandissant que son style de direction et de gestion suscitait parmi l’ensemble des salariés du groupe pour changer la culture d’une entreprise presque centenaire. Il s’était aussi attiré les foudres des concessionnaires indépendants de Ford en voulant, sans succès, développer un réseau de distributeurs appartenant au groupe. Son objectif, comme il l’a expliqué maintes fois, était de responsabiliser ses salariés et de rendre Ford plus proche de sa clientèle. Mais ses façons brusques de changer les choses et d’écarter les salariés jugés insuffisamment productifs lui ont valu le surnom de «Jac the Knife» (Jac le coûteau). Des employés de Ford ont même intenté une action en justice contre le groupe pour discrimination basée sur l’âge dans la mise en œuvre des efforts de Jacques Nasser pour promouvoir le rajeunissement de son personnel.
Jacques Nasser, qui vient d’être limogé de la direction de Ford, le deuxième constructeur automobile mondial, a la réputation d’être un dirigeant ambitieux et sans état d’âme. Cet Australien de 53 ans, né au Liban, quitte Ford après 33 ans de carrière dont près de trois ans à la tête du groupe où, à ses débuts, il s’était fixé comme objectif de supplanter General Motors au premier rang du secteur. Son mandat à la présidence du constructeur, où il est remplacé par William Clay Ford, arrière-petit-fils du fondateur, a surtout été entaché par le scandale provoqué par une série de défaillances des pneumatiques Firestone installés sur son 4X4 vedette Explorer et qui ont fait plus de 200 morts. La longue relation entre les familles Ford et Firestone a également compliqué la situation alors que Jacques...