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Actualités - Chronologies

Traîtres ou martyrs ? Des Britanniques seraient morts pour Ben Laden

Traîtres à la Grande-Bretagne ou défenseurs de la foi ? De jeunes Britanniques de confession musulmane sont déchirés face aux bombardements sur l’Afghanistan et plusieurs d’entre eux auraient été tués en combattant pour les taliban. «Ils pourraient être considérés comme des traîtres et jugés en vertu d’une loi sur la trahison vieille de 750 ans», a prévenu le gouvernement britannique, tout en exprimant son scepticisme sur le nombre réel de Britanniques en Afghanistan. La loi sur la trahison de 1351 punit ceux qui prennent les armes contre leur propre pays et sont dès lors passibles de la prison à vie. «Ce sont des martyrs de leur foi», rétorquent des groupes islamistes extrémistes, comme al-Muhajiroun. Ce ne sont que des jeunes perdus, intoxiqués par la rhétorique de «fous furieux extrémistes», protestent les musulmans modérés. La plupart des représentants des musulmans en Grande-Bretagne ont condamné les attentats du 11 septembre. De son côté, le Premier ministre Tony Blair a pris soin de souligner régulièrement que les attaques militaires étaient dirigées contre le réseau al-Qaëda de Ben Laden, contre les taliban qui le soutiennent, mais surtout pas contre l’islam ou les Afghans. Au moins une centaine d’hommes en âge de se battre sont déjà partis en Afghanistan, a affirmé un porte-parole d’al-Muhajiroun, affirmant se nommer Abdul-Haq. Certainement pas, ont rétorqué le gouvernement et des organisations musulmanes, qui parlent tout au plus d’une «poignée de Britanniques» partis aider les taliban. L’erreur de Londres a été, selon Abdul- Haq, de croire dans le concept du Britannique musulman. «Pour nous musulmans, l’identité est fondée sur une croyance, une idéologie, pas une nationalité», a-t-il déclaré, ajoutant : «Mon souverain est uniquement Dieu, pas la reine, pas le pays ou le gouvernement». Selon lui, six Britanniques auraient été tués au cours des bombardements américains en Afghanistan, dont quatre alors qu’ils priaient dans une mosquée. «C’étaient tous des combattants». «Ce sont des âneries» proférées par une organisation «assoiffée de publicité», a pour sa part affirmé Ghayasuddin Siddiqui, dirigeant du «Parlement musulman de Grande-Bretagne», qui affirme représenter une large part de la communauté musulmane du pays. Al-Mujahiroun est «largement détesté» par la communauté musulmane en raison de ses prises de position extrémistes, a pour sa part estimé Inayat Bunglawala, porte-parole du «Conseil musulman de Grande-Bretagne». «Nous n’avons reçu aucune confirmation indépendante d’un quelconque décès britannique en Afghanistan», a déclaré un porte-parole du Foreign Office. «Al-Muhajiroun tente de nous persuader que des milliers et des milliers de jeunes musulmans sont partis se battre. Il n’existe strictement aucune preuve de cela», a dit Zaki Badawi, directeur du Collège sur l’islam et un temps conseiller du prince Charles sur l’islam. Amis et membres des familles de quatre des tués cités par al-Muhajiroun ont catégoriquement démenti tout lien de leurs proches avec le terrorisme.
Traîtres à la Grande-Bretagne ou défenseurs de la foi ? De jeunes Britanniques de confession musulmane sont déchirés face aux bombardements sur l’Afghanistan et plusieurs d’entre eux auraient été tués en combattant pour les taliban. «Ils pourraient être considérés comme des traîtres et jugés en vertu d’une loi sur la trahison vieille de 750 ans», a prévenu le gouvernement britannique, tout en exprimant son scepticisme sur le nombre réel de Britanniques en Afghanistan. La loi sur la trahison de 1351 punit ceux qui prennent les armes contre leur propre pays et sont dès lors passibles de la prison à vie. «Ce sont des martyrs de leur foi», rétorquent des groupes islamistes extrémistes, comme al-Muhajiroun. Ce ne sont que des jeunes perdus, intoxiqués par la rhétorique de «fous furieux extrémistes»,...