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Actualités - Chronologies

La pression monte pour le déploiement de nouvelles troupes terrestres

La pression s’accentue sur l’Administration Bush pour engager les opérations en Afghanistan dans une seconde phase en déployant davantage de troupes terrestres sur le terrain, face à l’absence de premiers succès clairs contre le régime taliban de Kaboul et le réseau el-Qaëda d’Oussama Ben Laden. «Des efforts supplémentaires sur le terrain sont peut-être nécessaires, et si c’est le cas, je suis sûr que le président expliquera au Congrès pourquoi il est important d’agir ainsi et comment il procédera», a déclaré hier le chef de la majorité démocrate au Sénat, Thomas Daschle, laissant ainsi entendre que les parlementaires étaient prêts à donner leur feu vert à condition d’être consultés. Il s’exprimait devant la presse à l’issue d’un petit déjeuner de travail des dirigeants du Congrès avec le président George W. Bush à la Maison-Blanche. La riposte militaire américaine menée depuis 25 jours en Afghanistan fait l’objet de critiques de plus en plus nombreuses dans les pays musulmans. L’appui dont elle bénéficie ailleurs à l’étranger semble aussi s’essouffler en raison du manque d’efficacité des frappes. Depuis plusieurs jours, des voix s’élèvent aussi au Congrès tant dans les rangs démocrates que républicains pour réclamer à la Maison-Blanche le déploiement de davantage de moyens dans les opérations militaires engagées pour faire pencher plus rapidement la balance dans la guerre contre le terrorisme. L’ancien rival républicain du président Bush, le sénateur John McCain, s’est fait dimanche le porte-drapeau chez les républicains des partisans d’un déploiement rapide de troupes sur le terrain. Il a reproché au Pentagone de se contenter de «demi-mesures» et prôné une action plus intensive. Mardi, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a révélé que les États-Unis avaient «un très petit nombre» de troupes au sol menant des tâches de liaison et de désignation d’objectifs en Afghanistan. «Elles font un excellent travail de coordination des ravitaillements divers et de ciblage», avait-il déclaré à l’issue d’une réunion de travail avec le ministre britannique de la Défense Geoff Hoon. Un haut responsable de l’état-major, le contre-amiral John Stufflebeem, avait précisé que ce déploiement datait de «quelques jours». M. Daschle, qui s’est déclaré «satisfait des progrès» obtenus sur le front militaire, a précisé que le président les avait informés des derniers développements sur les opérations en Afghanistan et sur les menaces d’attentats pesant à nouveau sur les États-Unis. De son côté, le chef de la minorité républicaine, le sénateur Trent Lott, a estimé également que les opérations militaires étaient «dans la bonne voie». «Nous continuerons à voir de nouveaux développements. Toutes les options restent sur la table», a-t-il dit. Signe que les pressions commencent à porter et que les dirigeants américains envisagent une intensification des opérations avant que l’hiver rigoureux ne s’installe, la porte-parole du département de la Défense, Victoria Clarke, a indiqué que le Pentagone préparait des ordres de mission pour le déploiement de nouvelles troupes dans la région de l’Asie centrale. Elle a toutefois souligné qu’il ne fallait pas en tirer des conclusions trop hâtives. «C’est une mesure qui est prorogée régulièrement pour que nous soyons sûrs d’avoir le personnel et les ressources logistiques pour un éventail d’options», a-t-elle dit.
La pression s’accentue sur l’Administration Bush pour engager les opérations en Afghanistan dans une seconde phase en déployant davantage de troupes terrestres sur le terrain, face à l’absence de premiers succès clairs contre le régime taliban de Kaboul et le réseau el-Qaëda d’Oussama Ben Laden. «Des efforts supplémentaires sur le terrain sont peut-être nécessaires, et si c’est le cas, je suis sûr que le président expliquera au Congrès pourquoi il est important d’agir ainsi et comment il procédera», a déclaré hier le chef de la majorité démocrate au Sénat, Thomas Daschle, laissant ainsi entendre que les parlementaires étaient prêts à donner leur feu vert à condition d’être consultés. Il s’exprimait devant la presse à l’issue d’un petit déjeuner de travail des dirigeants du Congrès avec le...