Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Nous l’avons échappé belle

Qui oserait dire que les Libanais manquent de discernement? En tout cas, pas face à la mode. Une des vogues qui faisaient rage cet été c’était le mélange insolite de matières et d’impressions. Lignes droites d’un côté, fleurettes, pois, dentelles et ouvertures de l’autre côté du corps. Mi-fleur et mi-panthère, mi-collégienne et mi-entraîneuse, la femme était supposée proclamer ainsi une double nature. «Je vous présente ma moitié», titrait Elle en proposant une sélection des modèles les plus insolites. Dans notre pays, même les plus acharnées des victimes des vogues se sont abstenues de s’habiller en clown pour se mettre à la page. Il y a des limites que l’Orient, tant décrié pour son inadvertance, sait ne pas dépasser. Il laisse le ridicule (qui ne tue plus personne) régler les comptes de ces très lucratives extravagances. On se demande toutefois, face à ces impostures, vu le prix de vente de ces élucubrations, comment réagit le public, généralement si prompt à la dérision... Mais le silence, parfois, n’est-il pas une forme de mépris?
Qui oserait dire que les Libanais manquent de discernement? En tout cas, pas face à la mode. Une des vogues qui faisaient rage cet été c’était le mélange insolite de matières et d’impressions. Lignes droites d’un côté, fleurettes, pois, dentelles et ouvertures de l’autre côté du corps. Mi-fleur et mi-panthère, mi-collégienne et mi-entraîneuse, la femme était supposée proclamer ainsi une double nature. «Je vous présente ma moitié», titrait Elle en proposant une sélection des modèles les plus insolites. Dans notre pays, même les plus acharnées des victimes des vogues se sont abstenues de s’habiller en clown pour se mettre à la page. Il y a des limites que l’Orient, tant décrié pour son inadvertance, sait ne pas dépasser. Il laisse le ridicule (qui ne tue plus personne) régler les comptes de ces très...