La demande du dollar s’est encore contractée cette semaine en dehors de la Banque du Liban (BDL) sur le marché des changes de Beyrouth, pendant que l’offre en cette monnaie tendait à se développer quoique prudemment en raison de la persistance de quelques inquiétudes relatives au problème posé par l’aggravation de l’endettement public. À cet égard, les conjectures suscitées par le rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur le Liban semblent être à l’origine de cette réticence à la vente du billet vert contre livre libanaise malgré l’énorme écart qui s’est creusé entre son loyer et celui de la monnaie nationale en faveur de cette dernière. Cela étant, rares sont les détenteurs de fonds qui manifestent beaucoup d’intérêt pour les placements en actifs libanais, préférant procéder par tâtonnement dans ce domaine pour l’instant, en attendant l’approbation du projet de budget 2002 par la Chambre des députés tel que conçu par le gouvernement afin de s’assurer de l’efficacité des mesures envisagées pour réduire les dépenses publiques et augmenter les recettes du Trésor. Il en a donc résulté un ralentissement de la demande du dollar dont l’offre ne semble pas se manifester franchement encore sur le marché, comme en témoigne aussi bien le niveau des cours que les volumes des échanges. Dans ce contexte, la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du dollar, parvenait parfois à absorber les quelques offres en cette monnaie qui débordaient le potentiel d’absorption de la demande privée aux cours pratiqués sur le marché interbancaire. En effet, le billet vert, qui a été invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de deux ans, continuait à être négocié bien au-dessus de ce taux quoiqu’à un niveau légèrement inférieur au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 512,50 et 1 513,50 LL, contre 1 512,00 et 1 513,00 LL, la semaine dernière. Mais en l’absence de grandes initiatives, à l’offre comme à la demande, l’activité du marché est restée généralement maigre encore cette semaine. Le volume des échanges ne devait pas dépasser, selon les milieux cambistes, quelque soixante millions de dollars, placés à l’achat et à la vente entre les établissements de crédit et la BDL parfois, dans un marché calme et équilibré.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La demande du dollar s’est encore contractée cette semaine en dehors de la Banque du Liban (BDL) sur le marché des changes de Beyrouth, pendant que l’offre en cette monnaie tendait à se développer quoique prudemment en raison de la persistance de quelques inquiétudes relatives au problème posé par l’aggravation de l’endettement public. À cet égard, les conjectures suscitées par le rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur le Liban semblent être à l’origine de cette réticence à la vente du billet vert contre livre libanaise malgré l’énorme écart qui s’est creusé entre son loyer et celui de la monnaie nationale en faveur de cette dernière. Cela étant, rares sont les détenteurs de fonds qui manifestent beaucoup d’intérêt pour les placements en actifs libanais, préférant procéder par...