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Actualités - Chronologies

Deux plans israéliens contradictoires

La presse israélienne fait état de plans de retrait des territoires palestiniens élaborés séparément par Ariel Sharon et par des membres du Parti travailliste. Le Haaretz rapporte que le Premier ministre israélien Ariel Sharon prépare un plan qui prévoit l’établissement d’un État palestinien moyennant une cessation totale des hostilités. Ce plan devrait intervenir avant la conclusion d’un accord définitif sur Jérusalem, les réfugiés et les frontières définitives de cet État. Le revers de la médaille est que le plan Sharon est appelé à servir d’accord intérimaire à long terme sans aucun calendrier précis. Ariel Sharon exigerait également que l’État palestinien soit démilitarisé avec contrôle total de l’espace aérien et des frontières. De surcroît, le quotidien israélien ne mentionne pas l’étendue du futur État palestinien prévu par le plan Sharon. Au cas où Yasser Arafat refuse ce plan ou s’il est incapable de l’appliquer, Ariel Sharon prévoit en revanche de saper la légitimité internationale du chef de l’Autorité palestinienne pour avoir les coudées franches dans les opérations militaires à venir, estime le Haaretz. Pour ce faire, M. Sharon compte mettre à contribution sa rencontre avec le chef de la Maison-Blanche George Bush prévue pour le 11 novembre, selon le journal. Deux ex-ministres travaillistes du gouvernement Barak ont pour leur part présenté leur propre plan de «séparation unilatérale avec assistance internationale en prélude à un accord final soutenu par la communauté internationale», rapporte le Haaretz. Ce plan, conçu par les membres travaillistes de la Knesset Shlomo Ben Ami et Haïm Ramon, prévoit que les territoires palestiniens passent sous le contrôle d’une force internationale dirigée par les USA pour une période limitée et jusqu’à la conclusion d’un accord final entre Israël et l’Autorité. Le retrait unilatéral proposé comprend la «grande majorité des territoires palestiniens», mais «80 % des colons demeureront sous souveraineté israélienne, tel que prévu par les propositions de Bill Clinton l’année passée à Camp David», rapporte le Jerusalem Post. «Parallèlement à l’annonce du retrait unilatéral, Israël annoncera sa volonté de relancer les négociations de paix sous auspices internationaux, avec les propositions Clinton comme point de départ», conclut le quotidien. Selon le Haaretz, MM. Ramon et Ben Ami s’attèleront à convaincre les instances dirigeantes du Parti travailliste du bien-fondé de leur plan. Cette tâche pourrait s’avérer assez ardue à cause de l’opposition virulente de Shimon Peres, la personnalité la plus influente du Parti travailliste, au principe de séparation unilatérale.
La presse israélienne fait état de plans de retrait des territoires palestiniens élaborés séparément par Ariel Sharon et par des membres du Parti travailliste. Le Haaretz rapporte que le Premier ministre israélien Ariel Sharon prépare un plan qui prévoit l’établissement d’un État palestinien moyennant une cessation totale des hostilités. Ce plan devrait intervenir avant la conclusion d’un accord définitif sur Jérusalem, les réfugiés et les frontières définitives de cet État. Le revers de la médaille est que le plan Sharon est appelé à servir d’accord intérimaire à long terme sans aucun calendrier précis. Ariel Sharon exigerait également que l’État palestinien soit démilitarisé avec contrôle total de l’espace aérien et des frontières. De surcroît, le quotidien israélien ne mentionne pas...