Sécurité discutable dans les aéroports, six semaines après les attentats
le 24 octobre 2001 à 00h00
La sécurité dans les aéroports américains reste discutable, un mois et demi après les attaques terroristes du 11 septembre, malgré les moyens et les efforts sans précédent mis en œuvre par les autorités fédérales, les aéroports et les compagnies aériennes. «Il y a eu beaucoup d’amélioration mais la situation est très contrastée selon les aéroports et nous avons encore du chemin à faire», a commenté John Mazor, le porte-parole du groupement des pilotes de ligne américain (Airline Pilots Association). Ces différences dans la sécurité proviennent d’un manque de cohérence dans l’interprétation et l’application des règles dans l’ensemble du pays, a-t-il expliqué. C’est également un problème de moyens. Tous les aéroports aux États-Unis (plus de 500) n’ont pas les moyens financiers pour s’équiper rapidement de machines à détecter les explosifs dans les bagages, a dit John Mazor, notant que ces équipements coûtaient un million de dollars pièce. On comptait 140 de ces machines (CTX) dans 47 aéroports américains avant les attaques au cours desquelles 19 terroristes avaient détourné presque simultanément quatre avions de passagers. Ces détecteurs d’explosifs ne sont pas toujours utilisés efficacement en raison des compétences insuffisantes des personnels, tous employés de sociétés privées. À l’aéroport de LaGuardia à New York, le «scanner» de bombe ne contrôlait que 17 bagages à l’heure alors qu’il a une capacité de 350 unités à l’heure, selon le Washington Post. Selon le General Accounting Office (GAO), sorte de cour des comptes du Congrès, les compagnies aériennes doivent vérifier plus de deux millions de passagers et leurs bagages quotidiennement aux États-Unis. Les experts estiment que seulement 10 % des voyageurs et bagages sont effectivement contrôlés depuis le 11 septembre contre de 3 à 5 % auparavant. «Ils font beaucoup d’efforts mais sans parvenir à vraiment améliorer la sécurité», a relevé Robert Shellow, un consultant pour les questions de sécurité. Le Congrès a débloqué une enveloppe de trois milliards de dollars pour la sécurité et la Maison-Blanche a déjà accru le nombre des agents fédéraux armés et en civil à bord des avions. Pour John Mazor, «la sécurité s’est néanmoins améliorée globalement dans le sens que les contrôles sont souvent plus méticuleux et que le public est plus attentif» au risque terroriste. Les compagnies ont aussi pris des mesures pour empêcher des détournements de leurs avions, a-t-il relevé. Trois compagnies aériennes américaines ont déjà fini d’installer des systèmes de blocage des portes des cabines de pilotage sur l’ensemble de leur flotte, a souligné M. Mazor.
La sécurité dans les aéroports américains reste discutable, un mois et demi après les attaques terroristes du 11 septembre, malgré les moyens et les efforts sans précédent mis en œuvre par les autorités fédérales, les aéroports et les compagnies aériennes. «Il y a eu beaucoup d’amélioration mais la situation est très contrastée selon les aéroports et nous avons encore du chemin à faire», a commenté John Mazor, le porte-parole du groupement des pilotes de ligne américain (Airline Pilots Association). Ces différences dans la sécurité proviennent d’un manque de cohérence dans l’interprétation et l’application des règles dans l’ensemble du pays, a-t-il expliqué. C’est également un problème de moyens. Tous les aéroports aux États-Unis (plus de 500) n’ont pas les moyens financiers pour...
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