Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Des vestes chinoises - pas toujours à la bonne taille

Du rouge communiste et festif, du bleu symbole de puissance et du vert d’espérance : les dirigeants d’Asie-Pacifique ont sacrifié dimanche à Shanghai à la tradition de la dernière journée du forum Apec, arborant des vestes chinoises pas toujours à la bonne taille. Ils n’étaient que 20 au lieu de 21 cette année – après le refus de Pékin d’accepter le représentant désigné par Taïwan – à poser pour la «photo de famille» au Musée de la science et technologie. En dépit d’une atmosphère assombrie par les attentats du 11 septembre aux États-Unis et la campagne en Afghanistan, ils ont cherché à donner une touche d’optimisme au sommet du forum de coopération Asie-Pacifique, reprenant une idée lancée en 1994 par l’Indonésie qui avait habillé les leaders de chemises en batik multicolores. S’il existait, le prix de l’élégance serait allé sans conteste au président du Mexique, le géant Vicente Fox, très à l’aise dans sa veste chinoise bleue et à Gloria Arroyo, son homologue des Philippines, en fuchsia et pantalons noirs. Le président chinois, Jiang Zemin, organisateur du sommet – une première pour Pékin – a accueilli ses hôtes un à un dans l’entrée du musée, une énorme structure de verre et d’acier qui devait servir de retraite aux leaders pendant toute la journée de dimanche. La plupart des dirigeants, notamment les présidents américain et russe, George W. Bush et Vladimir Poutine, avaient choisi le bleu associé à la stabilité, la sécurité et la puissance, pour leur veste satinée portée sur une chemise de soie blanche à col montant. La Chine avait démarré les préparatifs il y a déjà un an et opté pour un dessin sur quarante présentés, avant de confier à des dizaines de couturières la réalisation des tenues, frappées de cercles stylisant les quatre lettres du logo Apec entourées d’une pivoine, fleur nationale, symbole de richesse et prospérité. Mais les «petites mains» n’avaient sans doute pas reçu des indications très précises sur leurs modèles car Junichiro Koizumi, le fringant Premier ministre japonais et l’habituellement élégant président péruvien Alejandro Toledo flottaient dans leur veste tandis que les manches du costume de George W. Bush étaient bien trop longues. Peut-être par égard pour le président de la Chine communiste, le Premier ministre Mahathir Mohamad – le seul à porter de grosses lunettes de soleil à monture dorée – et son homologue néo-zélandaise Helen Clark avaient opté pour un rouge écarlate, couleur communiste mais aussi celle du mariage et de la fête. Deux leaders se sont distingués par leur choix anti-conformiste : le président sud-coréen Kim Dae Jung – promoteur de la «politique du sourire» avec son voisin du nord – qui avait opté pour un vert prairie, message d’espoir, et le Premier ministre vietnamien, Phan Van Khai, très élégant dans une tenue chocolat au lait.
Du rouge communiste et festif, du bleu symbole de puissance et du vert d’espérance : les dirigeants d’Asie-Pacifique ont sacrifié dimanche à Shanghai à la tradition de la dernière journée du forum Apec, arborant des vestes chinoises pas toujours à la bonne taille. Ils n’étaient que 20 au lieu de 21 cette année – après le refus de Pékin d’accepter le représentant désigné par Taïwan – à poser pour la «photo de famille» au Musée de la science et technologie. En dépit d’une atmosphère assombrie par les attentats du 11 septembre aux États-Unis et la campagne en Afghanistan, ils ont cherché à donner une touche d’optimisme au sommet du forum de coopération Asie-Pacifique, reprenant une idée lancée en 1994 par l’Indonésie qui avait habillé les leaders de chemises en batik multicolores. S’il...