Alerte au Kenya contre les lettres et les colis suspects
le 20 octobre 2001 à 00h00
Le Kenya a déclenché une alerte générale contre les lettres et les colis suspects, des ambassades jusqu’aux hôtels, après avoir subi la première attaque au courrier contaminé au charbon hors des États-Unis. Un seul courrier porteur de la bactérie, posté à Atlanta (États-Unis), a été enregistré à ce jour au Kenya, sur un total de neuf envois suspects, a indiqué vendredi le ministre kényan de la Santé, Sam Ongeri. Aucune trace de contamination n’a été découverte dans les autres envois suspects, dont deux lettres parvenues au Programme des Nations unies pour l’Environnement, dont le siège mondial est à Nairobi, a précisé le ministre. Deux derniers spécimens sont encore à l’examen. L’un a été reçu par la Compagnie nationale des chemins de fer, l’autre par la société TNT Courier Services, a précisé le ministre. Le destinaire du courrier contaminé a reçu un traitement aux antibiotiques et se trouve dans un état satisfaisant, et trois de ses proches, exposés eux aussi à la bactérie, sont en observation, a-t-il ajouté. Le gouvernement kényan, qui a immédiatement constitué une cellule de crise, a réagi aussi vite que la presse du pays, dont toutes les premières pages ont titré sur «l’attaque au charbon». Les autorités ont lancé des consignes de vigilance à tous les secteurs d’activité, très écoutées dans un pays particulièrement sensible aux attentats antiaméricains depuis l’explosion, le 7 août 1998, d’une voiture piégée devant l’ambassade des États-Unis, qui avait fait 213 morts, dont 12 Américains, et plus de 4 000 blessés. Quatre membres du réseau el-Qaëda d’Oussama Ben Laden ont été condamnés à la prison à vie jeudi aux États-Unis pour avoir participé à cet attentat et à celui commis presque simultanément contre la représentation américaine à Dar es-Salaam, et qui avait tué 11 Tanzaniens. À Nairobi, les États-Unis participent à la campagne locale de vigilance. Le FBI et une équipe locale du Centre américain de contrôle des maladies (Centre for Disease Control, CDC), qui collaborent avec leurs homologues kényans, ont examiné les matériaux contaminés, qui sont probablement originaires des États-Unis, a déclaré l’ambassadeur américain, Johnnie Carson. «Ces incidents montrent à nouveau que la menace du terrorisme est mondiale. Les États-Unis aideront à la protection des Kényans contre le bioterrorisme», a-t-il ajouté.
Le Kenya a déclenché une alerte générale contre les lettres et les colis suspects, des ambassades jusqu’aux hôtels, après avoir subi la première attaque au courrier contaminé au charbon hors des États-Unis. Un seul courrier porteur de la bactérie, posté à Atlanta (États-Unis), a été enregistré à ce jour au Kenya, sur un total de neuf envois suspects, a indiqué vendredi le ministre kényan de la Santé, Sam Ongeri. Aucune trace de contamination n’a été découverte dans les autres envois suspects, dont deux lettres parvenues au Programme des Nations unies pour l’Environnement, dont le siège mondial est à Nairobi, a précisé le ministre. Deux derniers spécimens sont encore à l’examen. L’un a été reçu par la Compagnie nationale des chemins de fer, l’autre par la société TNT Courier Services, a...
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