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Actualités - Chronologies

Le secteur biotechnologique - sur le pied de guerre

Les entreprises du secteur de la biotechnologie sont sur le pied de guerre pour participer au combat contre d’éventuelles attaques bactériologiques, tandis que se multiplient les alertes au bacille du charbon aux États-Unis et dans le monde. Deux compagnies en particulier, Cepheid et GeneSoft, basées en Californie (ouest), doivent augmenter leur cadence de production pour répondre à la demande pour leurs systèmes de détection capables de déjouer des attaques bactériologiques, qu’elles s’appuient sur le bacille du charbon ou un autre agent. Cepheid, créée en 1996, a obtenu quelque 15 millions de dollars du département de la Défense américain pour perfectionner un système de détection fonctionnant avec l’ADN, qui permet de détecter des microbes en quelques heures, et non plus quelques jours. Quant à GeneSoft, ses chercheurs tentent de trouver les composants chimiques qui permettront de modifier l’ADN de bactéries malfaisantes afin d’empêcher leur diffusion. «La campagne antiterroriste va se révéler une bénédiction pour des petites sociétés qui n’ont pas beaucoup de moyens financiers, mais beaucoup de trucs formidables qui n’attendent qu’une occasion pour sortir des étagères», prédit Brent Erickson, un porte-parole de l’Organisation pour l’industrie de la biotechnologie (Bio), basée à Washington. Pour le fondateur et PDG de Cepheid, Tom Gutshall, «la guerre contre le bioterrorisme se livrera sur le terrain technologique». L’appareil de détection de sa société, utilisé par les autorités au niveau local et fédéral, a été conçu à partir de techniques de miniaturisation d’abord mises au point au Laboratoire national Lawrence Livermore, en Californie (ouest), un organisme qui travaillait sur les armes nucléaires. Le principe : la machine est appliquée à une spore de la bactérie du charbon, qu’elle fracture par ultrasons. L’ADN du bacille trouvé à l’intérieur d’une spore est alors manipulé de façon à pouvoir fournir un outil de détection de la bactérie. «À l’origine, on pensait que notre invention serait utilisée dans le domaine alimentaire», raconte M. Gutshall, mais c’est devenu «une arme de premier plan dans la défense antiterroriste». Le nombre d’exemplaires de cette invention employés par les forces de l’ordre est top secret, a précisé M. Gutshall. Des fabricants de vaccins sont également en première ligne. Ainsi avant, une compagnie basée au Massachusetts (nord-est), a été sollicitée par l’armée américaine pour travailler sur le modèle de vaccin oral qu’elle commercialise pour lutter contre la turista. Il s’agirait de fabriquer des antidotes facilement utilisables en cas d’attaque bactériologique à la bactérie du charbon ou autres. D’autres compagnies travaillent à l’élaboration d’enzymes permettant de combattre le bacille, afin de pouvoir protéger des zones importantes par aérosols, ou encore sur des vaccins à effet immédiat. «Il y a des tas de choses intéressantes qui ont été mises au point, qu’on va pouvoir dépoussiérer et utiliser», prédit M. Erickson.
Les entreprises du secteur de la biotechnologie sont sur le pied de guerre pour participer au combat contre d’éventuelles attaques bactériologiques, tandis que se multiplient les alertes au bacille du charbon aux États-Unis et dans le monde. Deux compagnies en particulier, Cepheid et GeneSoft, basées en Californie (ouest), doivent augmenter leur cadence de production pour répondre à la demande pour leurs systèmes de détection capables de déjouer des attaques bactériologiques, qu’elles s’appuient sur le bacille du charbon ou un autre agent. Cepheid, créée en 1996, a obtenu quelque 15 millions de dollars du département de la Défense américain pour perfectionner un système de détection fonctionnant avec l’ADN, qui permet de détecter des microbes en quelques heures, et non plus quelques jours. Quant à GeneSoft, ses...