Le rapide Espagnol Oscar Freire est sorti vainqueur d’une course de dupes pour retrouver le maillot de champion du monde de cyclisme sur route, hier, à Lisbonne, deux ans après son premier titre. Freire, qui porte pendant la saison le maillot de l’équipe italienne Mapei, a réglé au sprint un peloton de 45 coureurs au terme d’un parcours de 254,1 kilomètres annoncé pourtant comme étant le plus sélectif de ces dernières années. Aucun des favoris, pas plus l’Allemand Jan Ullrich que le Français Richard Virenque, n’a réussi à porter d’attaque décisive, la plus sérieuse étant celle de l’Italien Gilberto Simoni dans le dernier tour. Simoni s’est adjugé une vingtaine de secondes d’avance sur les premiers contre-attaquants parmi lesquels figurait l’un de ses coéquipiers (Lanfranchi). Le vainqueur du dernier Giro a fini par être repris à moins de 3 kilomètres de la ligne, et la victoire s’est jouée au sprint. Freire, en se faufilant le long du mur d’arrivée pour produire son effort, a devancé nettement l’Italien Paolo Bettini, le Slovène Andrej Hauptman et le Néerlandais Erik Dekker. L’Allemand Erik Zabel, bien placé, a sans doute payé la fatigue de la course pour prendre finalement la cinquième place devant le Polonais Piotr Wadecki. Ullrich, qui visait ouvertement un titre manquant à son palmarès, s’est classé treizième et Virenque trente et unième (et premier Français). Freire, 25 ans, s’était révélé voici deux ans en endossant le maillot de champion du monde à Vérone (Italie) à la surprise générale. Des ennuis de santé Depuis ce premier maillot arc-en-ciel, le coureur de Torrelavega, une petite ville de Cantabrie (nord-ouest de l’Espagne), s’est signalé à plusieurs reprises à son avantage dans les classiques. Mais sa trajectoire a été brisée par des ennuis de santé récurrents, notamment au dos. Freire, qui a calculé en être à son 32e jour de course cette année, a commencé en réalité sa saison au mois de juin en gagnant, pour sa rentrée, une étape du Tour d’Allemagne. Une infection virale (hépatite) l’a privé ensuite du Tour de France. Privé de vélo pendant une quarantaine de jours, Freire a affûté sa forme dans la Vuelta pendant plus de deux semaines (abandon 15e étape). Une semaine avant la course de Lisbonne, il a réglé le peloton pour s’adjuger la deuxième place de Paris-Tours, derrière Virenque. Coureur très à l’aise sur les circuits, Freire est monté à quatre reprises sur le podium dans les cinq championnats du monde auxquels il a participé. Il a enlevé à deux reprises l’or (Vérone 1999 et Lisbonne 2001), une fois l’argent (Saint-Sébastien 1997, en espoirs) et une fois le bronze (Plouay 2000). «Toute l’équipe a travaillé pour moi et jamais je n’aurais pensé qu’ils en fassent autant. Vraiment, je les remercie du fond du cœur», a déclaré le nouveau champion du monde. «À Vérone, c’était la victoire d’un inconnu. Ici, c’est la victoire du favori et elle a d’autant plus de prix». Freire a apporté à l’Espagne son troisième titre dans la course d’un jour la plus convoitée de la saison cycliste. Abraham Olano (1995) a inauguré la liste avant la consécration surprise de Freire, le premier depuis l’Italien Gianni Bugno (1991-1992) à remporter à deux reprises le titre mondial.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le rapide Espagnol Oscar Freire est sorti vainqueur d’une course de dupes pour retrouver le maillot de champion du monde de cyclisme sur route, hier, à Lisbonne, deux ans après son premier titre. Freire, qui porte pendant la saison le maillot de l’équipe italienne Mapei, a réglé au sprint un peloton de 45 coureurs au terme d’un parcours de 254,1 kilomètres annoncé pourtant comme étant le plus sélectif de ces dernières années. Aucun des favoris, pas plus l’Allemand Jan Ullrich que le Français Richard Virenque, n’a réussi à porter d’attaque décisive, la plus sérieuse étant celle de l’Italien Gilberto Simoni dans le dernier tour. Simoni s’est adjugé une vingtaine de secondes d’avance sur les premiers contre-attaquants parmi lesquels figurait l’un de ses coéquipiers (Lanfranchi). Le vainqueur du dernier...