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Actualités - Chronologies

Zone euro - Les Douze à nouveau confrontés - aux casse-tête budgétaires

Les ministres des Finances des 12 pays de la zone euro vont être à nouveau confrontés aujourd’hui à Luxembourg aux casse-tête des budgets 2002, pris en tenailles entre les promesses de venir à bout des déficits et une réalité économique assombrie par les conséquences des attentats aux États-Unis. «La balance des risques est devenue négative. Les indicateurs qui tombent les uns après les autres sont clairement mal orientés», admet-on désormais à Bruxelles. Alors que l’Eurogroupe tablait il y a un an sur une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 3,2 % en 2001, les fonctionnaires européens en sont maintenant à espérer que la croissance ne sera pas négative au 4e trimestre. Mais, ajoutent-ils aussitôt, «on ne peut pas parler d’une Europe en récession alors que les États-Unis y sont». Ils se raccrochent aussi aux «signaux positifs» qui peuvent laisser espérer un rebond significatif en 2002 en cas de reprise américaine : inflation sous contrôle, prix du pétrole raisonnables et baisses d’impôts propres à soutenir la consommation, le seul moteur de l’économie qui semble encore en état de marche. Ce qui permet à un diplomate d’affirmer que, lundi, les «ministres vont évidemment délivrer un message de confiance», ne serait-ce que pour ne pas alimenter l’inquiétude des marchés. Mais, au delà des déclarations rassurantes, la question centrale est désormais de savoir comment le ralentissement économique se traduira en termes de choix budgétaires. La Commission européenne se refuse jusqu’à présent à tirer un trait sur les promesses de retour à l’équilibre pour 2004 faites par les «poids lourds» de la zone euro, la France, l’Allemagne et l’Italie. Or, ces pays sont aussi ceux qui ont la marge de manœuvre la plus faible pour faire jouer les «stabilisateurs automatiques», qui permettent de ne pas compenser un manque imprévu de recettes par une baisse strictement équivalente des dépenses. Cela implique de laisser un peu filer les déficits tout en respectant les limites fixées par le pacte de stabilité qui, signé par tous les membres de la zone euro, autorise un déficit maximal de 3 % du PIB. La France, par exemple, table actuellement sur un déficit de 1,4 % en 2001 après avoir espéré 1 %. Elle a pris l’engagement, toujours valable sur le papier, de ramener son déficit public à 0,6 % du PIB en 2002 et d’atteindre l’équilibre de ses comptes en 2004. «Tout le monde est d’accord sur le fait que l’objectif d’un retour à l’équilibre doit être maintenu. La question est de savoir si on peut garder le rythme annoncé. À un moment, il faudra bien arbitrer entre volontarisme et crédibilité», estime le même diplomate. Le débat risque de courir encore quelque temps. Lors de sa rencontre lundi soir, l’Eurogroupe examinera les projets de budget de l’Autriche, de la Finlande, des Pays-Bas et de l’Espagne. Les discussions, a priori beaucoup plus épineuses, sur les trois «poids lourds» de l’Euroland n’interviendront qu’en novembre. Car, dans le même temps, tous les pays de la zone euro s’accordent à reconnaître qu’il faut laisser une marge de manœuvre à la Banque centrale européenne (BCE) pour qu’elle puisse encore baisser ses taux et soutenir ainsi l’activité économique. Ce qui signifie qu’elle soit rassurée sur le front de l’inflation, mais aussi sur celui des dépenses publiques des États membres.
Les ministres des Finances des 12 pays de la zone euro vont être à nouveau confrontés aujourd’hui à Luxembourg aux casse-tête des budgets 2002, pris en tenailles entre les promesses de venir à bout des déficits et une réalité économique assombrie par les conséquences des attentats aux États-Unis. «La balance des risques est devenue négative. Les indicateurs qui tombent les uns après les autres sont clairement mal orientés», admet-on désormais à Bruxelles. Alors que l’Eurogroupe tablait il y a un an sur une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 3,2 % en 2001, les fonctionnaires européens en sont maintenant à espérer que la croissance ne sera pas négative au 4e trimestre. Mais, ajoutent-ils aussitôt, «on ne peut pas parler d’une Europe en récession alors que les États-Unis y sont». Ils se raccrochent...