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Actualités - Chronologies

CYCLISME - Mondiaux-2001 - Longo est devenue un exemple

Jeannie Longo, phénomène de longévité sportive à près de 43 ans, est devenue un exemple pour le sport cycliste masculin qui l’a longtemps négligée. Bien avant de décrocher son treizième titre mondial, dans le contre-la-montre de Lisbonne, la Grenobloise est entrée dans l’histoire de son sport. «Ma place, je la dois au fait que je suis là depuis plus de vingt ans, dit-elle. C’est de ma longévité dont je suis le plus fière. Surtout quand l’on voit maintenant des carrières rapides, des carrières comètes comme je les appelle». L’explication ? «On privilégie trop l’argent, répond-elle. On pousse les athlètes, on leur met une certaine pression et quand ils estiment avoir rempli la musette, ils arrêtent». Pour cette formidable championne, présente au plus haut niveau depuis 1979, le temps est venu de plaisirs jusqu’à présent ignorés. «Que l’on puisse me donner en exemple dans le milieu pro, c’est nouveau, apprécie-t-elle. On commence à connaître mon style de vie, mon style d’entraînement. Ici, on est venu me demander des précisions sur l’échauffement». Car, le couple formé avec son entraîneur et mari Patrice Ciprelli, une cellule qui a fonctionné souvent en marge de l’équipe de France, a cherché depuis longtemps à affiner l’approche de l’entraînement. Tant par la diététique qui est l’un des soucis majeurs de la Grenobloise, très attentive sur l’origine des produits utilisés («Je suis une championne bio», a-t-elle plaisanté un jour) que par l’amélioration naturelle de la performance. «Jeannie aime l’effort» En vue de Lisbonne, elle a sacrifié ainsi pendant tout le mois de septembre à un stage en altitude aux États-Unis, préparation spécifique dont elle a appris à maîtriser tous les aspects au fil des ans. «Je dormais à 2400 mètres et j’allais rouler dans la vallée, explique-t-elle. Je travaillais sur des profils approchant celui du parcours de Lisbonne, des côtes courtes, des efforts brefs et répétés». Seul, en réalité, le stress inhérent à la grande compétition la rebute, elle qui a pourtant réussi à deux reprises déjà à arracher la victoire in extremis dans le contre-la-montre des «Mondiaux». «J’aime solliciter l’organisme, raconte-t-elle. Mais, un championnat du monde, c’est beaucoup de tension. Il suffit que j’aille reconnaître le parcours pour sentir la douleur envahir ma jambe gauche. Dans les deux jours qui ont précédé le contre-la-montre, je n’ai pas arrêté de me faire masser. Patrice commence à comprendre combien il est dur d’être sous pression à quarante et quelques piges !». Son mari confirme : «Jeannie aime l’effort, beaucoup plus que la compétition». L’éclairage ajoute à l’exploit de la championne, d’autant plus remarquable que la concurrence s’est intensifiée au fur et à mesure de la professionnalisation du cyclisme féminin. Pour sa grande rivale des années 1980, l’Italienne Maria Canins, interrogée récemment par la revue Vélo Magazine, l’explication psychologique est aussi importante : «Jeannie, c’est une grande dame. Une vraie championne et pas seulement une sportive. Elle s’intéresse à beaucoup de choses, parle plusieurs langues, joue du piano. C’est ce qui l’a aidée à durer».
Jeannie Longo, phénomène de longévité sportive à près de 43 ans, est devenue un exemple pour le sport cycliste masculin qui l’a longtemps négligée. Bien avant de décrocher son treizième titre mondial, dans le contre-la-montre de Lisbonne, la Grenobloise est entrée dans l’histoire de son sport. «Ma place, je la dois au fait que je suis là depuis plus de vingt ans, dit-elle. C’est de ma longévité dont je suis le plus fière. Surtout quand l’on voit maintenant des carrières rapides, des carrières comètes comme je les appelle». L’explication ? «On privilégie trop l’argent, répond-elle. On pousse les athlètes, on leur met une certaine pression et quand ils estiment avoir rempli la musette, ils arrêtent». Pour cette formidable championne, présente au plus haut niveau depuis 1979, le temps est venu de...