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Actualités - Chronologies

CORRESPONDANCE - À mystique féminine nouvelle, - revues nouvelles

Bust, Moxie, Hip Mama, Rockrgrl, Bamboo Girl… Des titres accrocheurs mais des contenus développant des idées et des problèmes en profondeur. Telle est la tendance de toute une gamme de revues féministes qui traitent sur un même pied le combat de l’égalité des sexes et tout ce qui a trait à la féminité pure: du lip gloss aux tétons artificiels (qui parle encore de Wonder Bra !), en passant par l’art de courtiser et d’être courtisé. Toute une panoplie qui a un grand impact sur la troisième génération de féministes qui a grandi dans un environnement déjà «raisonnablement libéré». Cette génération pense qu’il y a beaucoup plus dans la vie que le seul souci de la domination patriarcale. Elle œuvre déjà dans divers domaines sans avoir à s’armer d’une attitude militante agressive. Ces magazines new look sont déterminés à définir un féminisme adéquat aux jeunes de 20 à 30 ans, en réponse aux publications ne s’occupant que de glamour, de chiffons et de séduction. On leur parle de maquillage, d’épilation et de l’homme de leur vie, en même temps qu’on leur propose des reportages sur le traitement des Afghanes pour les taliban ou une étude sur choix délibéré d’une mère célibataire. Via la politique et la culture populaire «Il y a plusieurs manières d’être féministe, écrit l’éditorialiste de Bust. À travers la politique et à travers la culture populaire. Je sais qu’en faisant l’apologie du vernis à ongle on ne va pas obtenir la légalisation de l’avortement. Je ne pense pas non plus qu’il soit nécessaire de continuellement montrer du doigt tous les maux de la société». Et comme il y a un temps pour tout, rien n’empêchera que l’on parle de mascara et de shopping au même titre que de la disparité des salaires et de la situation particulière des vedettes du show-biz et l’évolution de la relation mère-fille. Cette nouvelle approche va même jusqu’à réfuter le féminisme standard de l’une de ses grandes prêtresses, Gloria Steinem, qui avait dit un jour : «Une femme peut se passer d’un homme comme le poisson d’une bicyclette». En d’autres termes, dépasser ou du moins élargir cette notion- obsession de l’égalité. Aujourd’hui, les jeunes universitaires mènent sur le campus tout un éventail de batailles : la préservation de l’environnement, l’amélioration des conditions carcérales, les dissensions racistes et autres problèmes sociaux. Bust, Moxie et les autres titres du genre veulent ainsi être des alternatives à Vogue, Cosmopolitan, Mademoiselle et Glamour. C’est-à-dire tout en continuant à réclamer la totale participation de la femme à la vie de la société, discuter avec elle, par la même occasion, des menues préoccupations qui lui sont propres : santé, cosmétiques, diètes, beauté, culture avec leurs avantages et les pièges tendus par la société de consommation. Il ne s’agit pas donc de clore un débat qui a connu son paroxysme dans les années 60 et 70 mais de lui donner un éclairage nouveau. Viennent notamment illustrer cette option des articles intitulés De Betty Friedan à Betty Crocker et Dans chacune sommeille une Martha Stewart. Ou la voix du nouvel ordre féminin. Pour dire son éternelle pluralité.
Bust, Moxie, Hip Mama, Rockrgrl, Bamboo Girl… Des titres accrocheurs mais des contenus développant des idées et des problèmes en profondeur. Telle est la tendance de toute une gamme de revues féministes qui traitent sur un même pied le combat de l’égalité des sexes et tout ce qui a trait à la féminité pure: du lip gloss aux tétons artificiels (qui parle encore de Wonder Bra !), en passant par l’art de courtiser et d’être courtisé. Toute une panoplie qui a un grand impact sur la troisième génération de féministes qui a grandi dans un environnement déjà «raisonnablement libéré». Cette génération pense qu’il y a beaucoup plus dans la vie que le seul souci de la domination patriarcale. Elle œuvre déjà dans divers domaines sans avoir à s’armer d’une attitude militante agressive. Ces magazines new...