Quand on revient en arrière, pensant à l’effroyable calvaire des personnes peu avantagées par la nature, on ne peut que bénir l’avènement de la médecine esthétique et des soins qui permettent de réparer les grosses bévues de la nature. Chirurgie, diététique, sport, soins de beauté, presse spécialisée permettent aux femmes d’effacer des défauts qui minent le moral et gâchent parfois des vies. Mais profiter de ces miraculeux cadeaux implique une certaine initiation et des connaissances. Lentement mais sûrement, les femmes s’y acheminent. C’est du moins ce qu’estime une spécialiste en chirurgie esthétique, dont le bistouri a beaucoup contribué à l’éclat et la permanente jeunesse de bon nombre de nos concitoyennes. Selon cette spécialiste expérimentée, les interventions les plus demandées de nos jours sont les réductions mammaires, la correction nasale et la liposuccion. Entre 40 et 57 ans, c’est la plastie du visage qui réunit le plus grand nombre d’adeptes, le lifting de l’ovale et des paupières, le cou... Il faut peut-être rappeler que le vieillissement dépend du patrimoine génétique, de l’hygiène de vie, de l’exposition au soleil et des soins apportés à la peau. Le cou commence à se marquer vers la soixantaine. Après 70 ans, des retouches permettent de maintenir l’effet du lifting initial. Plus on agit tôt, donc, meilleur sera le résultat. À signaler, les hommes qui ont recours à la chirurgie esthétique demandent surtout un lifting des paupières, semble-t-il... Les précautions à conseiller pour éviter les déceptions Le climat de confiance totale entre chirurgien et patient est un élément essentiel. Pour le médecin, il s’agit de percevoir complètement la demande du sujet. Le patient, de son côté, doit se renseigner sur le suivi prévu après l’intervention et ne jamais agir avec précipitation. En Europe, surtout en France depuis 1996, chaque chirurgien est tenu d’informer le patient des complications éventuelles et remettre un devis détaillé. Progrès et innovations La «lipostructuration» («filling») constitue un important progrès dans le domaine du rajeunissement. Ce «remplissage» des rides se fait avec des graisses prélevées chez le patient. C’est, du moins, ce qui est appliqué aux pommettes. Le laser, bien plus délicat à manier, exige certaines précautions qui interdisent de se confier à des mains non expérimentées. Le peeling permet de redonner un coup de jeune remarquable mais il doit être exécuté par des mains expertes. La tendance générale actuelle consiste à la réalisation d’une chirurgie douce qui ne modifie nullement l’expression et la personnalité du sujet tout en corrigeant les défauts qui déparent l’aspect.
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