Plus de deux ans après avoir quitté Barcelone, Sonny Anderson, l’attaquant de Lyon, revient mercredi au Camp Nou pour disputer un match de Ligue des champions contre son ancien club avec un petit pincement au cœur. En juin 1999, l’Olympique lyonnais avait frappé un grand coup en allant chercher à Barcelone un joueur qui n’avait laissé que de bonnes impressions lors de ses passages à Marseille (1993-94) et Monaco (1994-97). Vingt-sept mois plus tard, un sentiment domine chez le buteur. «Cela fait vraiment plaisir de retourner dans une ville et un club où je crois avoir laissé de bons souvenirs, retient-il. Et en plus, je vais revoir le Camp Nou». Pourtant à cette époque, le Brésilien se morfond sur le banc catalan : l’entraîneur néerlandais fait davantage confiance à son compatriote, Patrick Kluivert. «Pendant deux ans, j’ai gagné des titres et notamment le titre suprême à deux reprises, se souvient-il. Cela fait au total de très bons souvenirs et le reste, c’est tellement petit en rapport que je l’ai oublié. Certes, je pouvais rester en espérant faire de l’ombre à Patrick Kluivert, mais je voulais jouer alors je suis parti. Cela fait partie du sport et de la concurrence». L’idée de fouler à nouveau la pelouse du stade mythique le remplit de joie et le fait que ce match ait été reporté à cause des événements aux États-Unis, le 11 septembre dernier, le ravirait presque. À ce moment-là, blessé, il aurait déclaré forfait. «Là-bas, on sent pas vraiment la pression, comme cela peut être le cas en Turquie ou en Grèce. Car c’est un public de connaisseurs et si une équipe adverse joue bien au ballon, il va applaudir. Ce sont de bons supporters. Ils veulent voir du bon football», dit-il. «Si l’équipe mène, le public va pousser et si Barcelone ne joue pas bien, ils peuvent les siffler». Pas besoin pour le staff lyonnais de superviser l’équipe espagnole, Sonny Anderson est à même de faire les présentations et la séance au tableau noir d’avant-match. «Barcelone, tout le monde connaît et pas besoin de chercher les points faibles». Mais Lyon aborde cet important rendez-vous avec une place de leader du championnat de France, une première depuis octobre 1999. «C’est trop tôt pour dire si nous sommes meilleurs que l’an passé, nous verrons en fin de saison. Mais, c’est vrai que le groupe a déjà vécu de belles choses l’an passé, et surtout dans le haut niveau. Nous sommes prêts et nous jouons notre jeu, sans attendre l’adversaire», prévient Sonny Anderson qui vit pourtant un début de saison difficile. Entre les blessures à répétition à la cuisse depuis la Coupe des confédérations en juin et une autre contractée le 18 août face à Guingamp, il n’a pu enfiler le maillot de l’OL qu’à deux reprises à plein-temps (Sedan et Bastia) avant sa blessure et une reprise en douceur le 29 septembre face à Rennes où il est entré à la 70e minute. Il a désormais hâte de retrouver sa condition et l’ambiance de la compétition. «Ces six semaines ont été dures car je voyais l’équipe gagner et j’avais envie de participer à la fête».
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