Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

La Syrie réclame des « preuves - irréfutables » contre Ben Laden

La Syrie a reconnu hier le droit des États-Unis à riposter après les attentats du 11 septembre, mais a réclamé que Washington fournisse des «preuves irréfutables» sur la responsabilité de l’islamiste Oussama Ben Laden. L’ambassadeur syrien à l’Onu, Mikhaïl Wehbé, a affirmé que «les États-Unis avaient le droit, dans le cadre des Nations unies, de poursuivre les auteurs des attentats terroristes et de les traduire en justice». «Toutefois, toute action en ce sens doit être accompagnée de preuves irréfutables et d’une enquête fouillée et claire» sur la culpabilité des auteurs, a ajouté le délégué syrien. Par ailleurs, un quotidien officiel syrien a affirmé hier que la résolution antiterroriste adoptée par le Conseil de sécurité de l’Onu est «dangereuse» dans la mesure où elle ne comporte pas une définition du mot terrorisme. «Tout le monde spécule sur ce que les États-Unis comptent faire» après les attentats du 11 septembre, «surtout après la couverture qui leur a été fournie par le Conseil de sécurité de l’Onu», écrit as-Saoura dans un éditorial faisant allusion à la résolution 1373, adoptée vendredi. Cette résolution «est des plus dangereuses, car elle est sujette à des interprétations différentes», ajoute l’éditorial signé par le directeur de la radiotélévision officielle, Fayez el-Sayegh. «Il faut que le monde s’entende sur le sens du mot terrorisme, et la question-clé est de faire la différence entre le terrorisme et la légitime lutte nationale», souligne-t-il. L’éditorial appelle à élaborer une position arabe et islamique unifiée pour «contrer» les «démarches suspectes» d’Israël, «visant à faire l’amalgame» entre le terrorisme et la «lutte nationale». La résolution 1373 menace de sanctions les pays qui refuseraient de coopérer à la lutte antiterroriste menée par les États-Unis, et elle contraint les États à refuser financement, soutien et asile aux terroristes. La Syrie figure sur la liste du département d’État américain des pays soutenant le terrorisme. Elle rejette cette accusation en affirmant que les organisations palestiniennes qu’elle abrite et le Hezbollah libanais ne font que «résister» à l’occupation israélienne.
La Syrie a reconnu hier le droit des États-Unis à riposter après les attentats du 11 septembre, mais a réclamé que Washington fournisse des «preuves irréfutables» sur la responsabilité de l’islamiste Oussama Ben Laden. L’ambassadeur syrien à l’Onu, Mikhaïl Wehbé, a affirmé que «les États-Unis avaient le droit, dans le cadre des Nations unies, de poursuivre les auteurs des attentats terroristes et de les traduire en justice». «Toutefois, toute action en ce sens doit être accompagnée de preuves irréfutables et d’une enquête fouillée et claire» sur la culpabilité des auteurs, a ajouté le délégué syrien. Par ailleurs, un quotidien officiel syrien a affirmé hier que la résolution antiterroriste adoptée par le Conseil de sécurité de l’Onu est «dangereuse» dans la mesure où elle ne comporte pas une...