Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Voile - Jean-Luc Van Den Heede, le grand calme avant la tempête

À 56 ans, contre vents et courants, il veut inscrire à son actif un tour du monde à l’envers. Jean-Luc Van Den Heede sait le défi risqué et la préparation de son bateau inachevée. Mais pas question d’abdiquer ses désirs de record. Le navigateur français, qui doit quitter Brest (Finistère) dimanche à bord de son maxi-monocoque Adrien pour un Global Challenge de plus ou moins 150 jours, ne craint pas d’afficher une sereine détermination. Ce solide gaillard a, il est vrai, quelques titres et une belle expérience à faire valoir : deux Boc Challenge, autant de Vendée Globe, au total quatre tours du monde donc, avec ou sans escale. À chaque fois «VDH», qui n’est pas là pour jouer les figurants, finit «placé», en deuxième ou troisième position selon les éditions. Né à Amiens (Somme) le 8 juin 1945, Jean-Luc Van Den Heede semble avoir voué son existence à la voile, dès l’adolescence. Mais comme dans une autre vie, à Paris puis à Lorient (Morbihan), l’homme a aussi été professeur de mathématiques et de sciences avant de se consacrer pleinement à la mer, et majoritairement à la circumnavigation, à la fin des années 1980. «D’un côté, j’avais fait le tour de l’enseignement. D’un autre côté, je n’avais pas fait le tour de la Terre», dit-il avec gourmandise. «Je n’aime pas la routine. Et le boulot de professeur, c’est bien, mais parfois un peu routinier», confie-t-il à l’AFP. Durant une décennie, de 1986 à 1995, VDH va donc multiplier les tours du monde «dans le bon sens», et en conservera «de bons souvenirs». Par «goût du changement», il veut ensuite rejoindre le club très fermé de ceux qui se sont illustrés «à l’envers» en solitaire, animé alors par deux Britanniques, Chay Blyth et Mike Golding. Record en ligne de mire «Quand on a fait l’Everest du côté facile, on a envie de l’aborder par une face un peu plus difficile», explique Van Den Heede, qui invoque une «envie de se changer la tête». La première tentative, en 1999, est inachevée, par la faute d’un objet flottant non identifié (OFNI) heurté dans les mers du Sud. Inaboutie, mais pas vaine. «C’est l’échec, que je n’avais jamais connu dans mes précédents tours du monde, qui m’a motivé. Il fallait que je me donne les moyens de repartir». VDH, qui procède toujours par «objectifs bien déterminés», ne cache pas que le but, cette fois, n’est pas seulement de participer, ni même de réussir ce tour à l’envers. Le record établi en 2000 par Philippe Monnet (151 jours, 19 heures et 54 minutes) est clairement en ligne de mire. «Il n’y a pas de raisons que je ne le batte pas de dix jours», assure Van Den Heede. Mis à l’eau il y a deux mois seulement, Adrien, bateau en aluminium aussi physique que robuste, ne promet cependant pas à son skipper une réussite absolue. VDH reconnaît qu’il ne l’a «pas testé dans toutes les conditions», par gros temps notamment. «Cela aurait été mieux avec deux ou trois mois de préparation en plus», confesse-t-il. Mais le navigateur, à peine parti, est de toute façon déjà prêt à renouveler l’essai. «En cas de problème grave, c’est demi-tour et à l’année prochaine». Et puis, promet-il, cette «aventure ultime» n’est «pas la dernière».
À 56 ans, contre vents et courants, il veut inscrire à son actif un tour du monde à l’envers. Jean-Luc Van Den Heede sait le défi risqué et la préparation de son bateau inachevée. Mais pas question d’abdiquer ses désirs de record. Le navigateur français, qui doit quitter Brest (Finistère) dimanche à bord de son maxi-monocoque Adrien pour un Global Challenge de plus ou moins 150 jours, ne craint pas d’afficher une sereine détermination. Ce solide gaillard a, il est vrai, quelques titres et une belle expérience à faire valoir : deux Boc Challenge, autant de Vendée Globe, au total quatre tours du monde donc, avec ou sans escale. À chaque fois «VDH», qui n’est pas là pour jouer les figurants, finit «placé», en deuxième ou troisième position selon les éditions. Né à Amiens (Somme) le 8 juin 1945, Jean-Luc...