Pour la responsable du département de presse au secrétariat de l’organisation, Mme Nicole Machnouk, le nombre de journalistes prévu dépassera les 800 reporters présents à Moncton et devrait facilement atteindre 1 000, voire 1 500, si la conjoncture est favorable, c’est-à-dire pour peu que des chefs d’État «stars» soient présents (tels que Housni Moubarak ou le roi du Maroc Mohammed VI). La différence à Beyrouth, c’est l’intérêt des médias arabes, jadis presque absents des sommets. Pour la première fois, les médias seront donc divisés en trois catégories : locaux, francophones et arabes. Pour les accueillir, un centre de presse a été installé, début octobre, à l’emplacement de la Planète de la Découverte. «Le choix du lieu, précise Mme Machnouk, est idéal, étant donné qu’il est à proximité du palais de Front de mer où se tiendront la séance inaugurale et la conférence de presse de clôture, et près du “Phoenicia” où logeront la plupart des participants et où se dérouleront les réunions de travail. De plus, il est déjà divisé en deux parties : l’une sera consacrée à la presse écrite, l’autre à l’audiovisuelle». Aussi, ajoute-t-elle, il nous a épargné la construction d’un nouveau bâtiment, qui aurait coûté 400 000 $. Il a quand même fallu profiter de l’appui de pays étrangers francophones tant pour l’expérience que pour les facilités pécuniaires qu’ils proposent. Ainsi, ce sont les Français qui financeront l’aménagement et tout l’équipement du centre de presse qu’ils importeront de France ou qu’ils loueront sur place. Le modal ou centre de commandement équipé par les Français (et qui s’occupe du «dispatching», de la distribution, des images et du son) fait le raccord entre le centre de presse et le «Télé diffuseur hôte». Celui-ci, explique-t-elle, regroupe plusieurs chaînes de télévision locales qui travaillent ensemble, choisissant chacune de prendre en charge un aspect de la couverture. Le «Télé diffuseur hôte» est une structure qui capte les images et le son et les redistribue gratuitement à toutes les chaînes étrangères. En outre, lui seul a le privilège de capter les images, sans son, durant les séances de travail. Certaines images seront diffusées en direct sur les chaînes télévisées locales concernées, d’autres, en différé, à l’usage des médias internationaux. Par conséquent, le «Télé diffuseur hôte» secondera les Français dans la mesure où il financera toutes les opérations et l’équipement extérieurs au centre. Naturellement, le hardware offert tient compte des différents besoins des médias. Ainsi, les tables de travail du centre seront munies de lignes téléphoniques qui permettront aux journalistes de se brancher sur Internet par portable. En outre, pour ceux qui ne disposeraient pas de portable, ou bien qui voudraient travailler sur un ordinateur supplémentaire, l’équipe a prévu une quarantaine d’ordinateurs et d’une imprimante pour chaque groupe de quatre PC. Les agences de presse et les photographes en particulier bénéficieront de lignes téléphoniques spéciales à haut débit pour la transmission d’images, dites RNIS. D’autre part, les médias désireux de retransmettre en direct par le biais des satellites auront le choix entre deux moyens : l’accès au satellite se fait soit en passant par Jouret el-Ballout, soit à partir du centre lui-même. Dans le premier cas, le centre assure l’accès au satellite de Jouret el-Ballout (relié au centre par des faisceaux hertziens). Dans le second cas, les Français procurent également un «uplit», c’est-à-dire une station émettrice au centre de presse directement en contact avec Télésat 10. Il reste à signaler que certains services proposés sont payants, alors que d’autres sont fournis gratuitement.
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