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Actualités - Chronologies

Championnats du monde : la France entre le triomphe et la déroute

La France a confirmé sa suprématie aux championnats du monde de cyclisme sur piste d’Anvers. Son bilan de sept médailles, dont quatre d’or, la place loin devant ses principales rivales, Angleterre, Allemagne et Australie. Ce succès relève avant tout du formidable exploit d’Arnaud Tournant, de la persévérance de Laurent Gané et de Florian Rousseau, de la révélation de Robert Sassone et du courage de Jérôme Neuville. L’équipe féminine s’est en revanche effondrée en l’absence de Felicia Ballanger et de Marion Clignet. Aucune Française n’est parvenue à franchir le cap des seizièmes de finale de la vitesse. Sur 500 mètres départ arrêté, Magali Humbert n’a pu faire mieux que 6e pour sa dernière course. La France était absente du tournoi de poursuite, Juliette Van de Kerkhove était hors de forme et perdue dans la course aux points. «Il y a peut-être de quoi s’inquiéter parce que la relève tarde à venir», reconnaît Patrick Cluzaud, le directeur technique national. «En sprint, je pense que nous pourrons compter bientôt sur la championne de France Céline Nivert mais elle n’a que 20 ans. Il faut se souvenir que Felicia a conquis son premier titre mondial à 25 ans». Le cas Morelon Côté garçons, le Mondial d’Anvers a en revanche consacré l’avénement de deux jeunes coureurs, Arnaud Tournant, 23 ans et onze titres majeurs, et Robert Sassone, 22 ans et un talent fou. L’équipe de France a peut-être vécu un passage de témoin entre Florian Rousseau et Laurent Gané et le jeune triple champion du monde. «J’ai gagné en vitesse, j’y ai pris un plaisir fou mais ma priorité reste le kilomètre et la vitesse pour les prochains Jeux olympiques en 2004 à Athènes», déclare Arnaud Tournant. «Je suis devenu champion du monde du sprint en préparant le kilomètre et je ne vais rien changer à ma façon de faire». Laurent Gané et Florian Rousseau savent que le Nordiste sera désormais leur plus sérieux adversaire mais ils ne baissent pas les armes. Laurent Gané, formidable compétiteur, s’est promis de travailler énormément afin d’être capable lui aussi de sprinter avec un gros braquet. Florian Rousseau, handicapé cette année par une blessure au genou, a obtenu un très beau résultat compte tenu du retard pris dans sa préparation. Il s’appuiera sur sa démonstration en demi-finale de keirin pour trouver des raisons d’y croire malgré la chute collective qui l’a emporté en finale et a gâché la fête, même si ses blessures ne présentent aucune gravité. «Nous avons signé un podium historique en vitesse mais cela ne signifie pas que notre règne va durer», souligne Patrick Cluzaud. «Nous avons tous constaté l’arrivée de jeunes et très talentueux sprinters à l’image de l’Espagnol Villanueva, de l’Allemand John et des Australiens Bayley et Dajka. L’écart entre nous et les autres s’est resserré». Dans un avenir proche, il faudra également gérer le cas de l’entraîneur Daniel Morelon qui se dit las de courir après un salaire digne de son talent et de son travail et pourrait, bientôt, répondre favorablement aux demandes venant de l’étranger.
La France a confirmé sa suprématie aux championnats du monde de cyclisme sur piste d’Anvers. Son bilan de sept médailles, dont quatre d’or, la place loin devant ses principales rivales, Angleterre, Allemagne et Australie. Ce succès relève avant tout du formidable exploit d’Arnaud Tournant, de la persévérance de Laurent Gané et de Florian Rousseau, de la révélation de Robert Sassone et du courage de Jérôme Neuville. L’équipe féminine s’est en revanche effondrée en l’absence de Felicia Ballanger et de Marion Clignet. Aucune Française n’est parvenue à franchir le cap des seizièmes de finale de la vitesse. Sur 500 mètres départ arrêté, Magali Humbert n’a pu faire mieux que 6e pour sa dernière course. La France était absente du tournoi de poursuite, Juliette Van de Kerkhove était hors de forme et...