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Actualités - Chronologies

L’Onu resserre l’étau autour - des réseaux terroristes

Le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté à l’unanimité une résolution présentée par les États-Unis qui contraint tous les États à priver les réseaux terroristes de soutien financier et logistique. Les quinze membres ont voté en faveur de la résolution 1373 qui menace de sanctions les pays qui refuseraient de coopérer à la lutte antiterroriste menée par les États-Unis après les attentats du 11 septembre. Le texte présenté par les États-Unis a été adopté en à peine plus de 24 heures de consultations, une célérité tout à fait inhabituelle à l’Onu. «Ce soir, le Conseil de sécurité a fait l’histoire», a déclaré aux journalistes le président du Conseil, l’ambassadeur de France Jean-David Levitte. «Nous avons adopté une résolution très ambitieuse, une stratégie globale pour combattre le terrorisme sous toutes ses formes, à travers le monde», a-t-il ajouté. L’ambassadeur américain John Negroponte a également souligné que cette résolution «était sans précédent». «Elle oblige tous les États à refuser financement, soutien et asile aux terroristes. Elle va aussi accroître l’échange d’informations parmi les membres de l’Onu pour combattre le terrorisme international», a-t-il ajouté. L’initiative américaine vise à enrôler l’ensemble de la communauté internationale dans sa coalition antiterroriste après les attentats contre New York et Washington qui ont fait plus de 6 000 morts et disparus. La résolution réaffirme que le terrorisme constitue «une menace à la paix et à la sécurité internationale» et rappelle «le droit inhérent» de chaque État membre à la légitime défense. Américains et Européens estiment que cette disposition de la Charte est suffisante pour autoriser une riposte militaire des États-Unis contre Oussama Ben Laden et son réseau el-Qaëda, désignés comme les premiers suspects dans la campagne d’attentats. La résolution est placée sous le chapitre VII de la Charte qui permet au Conseil de prendre des mesures coercitives contre les États qui refuseraient de coopérer. Le Conseil avertit explicitement qu’il est prêt à «prendre toutes les mesures nécessaires» pour faire appliquer la résolution. Il instaure à cet effet une commission, composée des 15 membres du Conseil assistés d’experts, pour en surveiller la mise en œuvre. Les États auront 90 jours pour informer la commission des mesures qu’ils auront prises. La résolution demande aux États membres d’empêcher de lever de l’argent pour les terroristes et de geler «sans délai» les fonds et les avoirs des personnes ayant commis ou tenté de commettre des actes terroristes ou leur ayant prêté la main. Le Conseil cherche aussi à lutter contre le terrorisme d’État en contraignant tous les pays à cesser «toute forme de soutien, actif ou passif» aux terroristes, notamment en arrêtant les fournitures d’armes. Les États doivent également refuser de donner asile aux terroristes et à leurs financiers, s’assurer que tout terroriste soit poursuivi et sévèrement condamné, accroître la coopération policière et judiciaire ainsi que renforcer les contrôles aux frontières. La résolution ne tente pas de définir le terrorisme, que les pays arabes refusent de voir assimiler à «la lutte de libération» contre Israël.
Le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté à l’unanimité une résolution présentée par les États-Unis qui contraint tous les États à priver les réseaux terroristes de soutien financier et logistique. Les quinze membres ont voté en faveur de la résolution 1373 qui menace de sanctions les pays qui refuseraient de coopérer à la lutte antiterroriste menée par les États-Unis après les attentats du 11 septembre. Le texte présenté par les États-Unis a été adopté en à peine plus de 24 heures de consultations, une célérité tout à fait inhabituelle à l’Onu. «Ce soir, le Conseil de sécurité a fait l’histoire», a déclaré aux journalistes le président du Conseil, l’ambassadeur de France Jean-David Levitte. «Nous avons adopté une résolution très ambitieuse, une stratégie globale pour combattre le...