Les enquêteurs fédéraux ont procédé ces derniers jours aux États-Unis à l’arrestation d’au moins dix personnes d’origine proche-orientale soupçonnées d’appartenir à des cellules terroristes «dormantes», dont les autorités pensent qu’elles planifiaient peut-être une vague d’attentats au camion piégé. Cinq hommes ont été arrêtés mercredi à Detroit (Michigan) dans le cadre d’une vaste enquête ouverte après les attentats du 11 septembre visant à déterminer si des «terroristes» auraient planifié des attentats au camion piégé, a-t-on appris hier de source judiciaire. Ces cinq hommes sont soupçonnés de s’être procuré de manière frauduleuse des permis de conduire de poids lourds pour le transport de matières dangereuses, selon les mandats d’arrêts lancés par le tribunal de district de Pittsburgh (Pennsylvanie) sur requête des services du procureur. Ils ont été inculpés de complot de falsification d’identité et trois d’entre eux ont été placés en détention provisoire dans l’attente d’une nouvelle comparution. Les deux autres devaient comparaître hier, a précisé un porte-parole du bureau du procureur, Gina Balaya. Les suspects s’appellent Hussein al-Obaidi, Samir al-Mazaal (de nationalité irakienne) et Akil al-Aboudi, tous habitant à Detroit, et Hatef al-Atabi et Arkan Alandon, tous deux de la localité voisine de Dearborn, selon l’acte d’accusation. Trois autres suspects avaient été arrêtés au cours des jours précédents dans l’État de Washington et deux dans le Missouri. Ces arrestations portent au moins à dix le nombre de suspects arrêtés dans le cadre du démantèlement de ce trafic de faux papiers. Selon l’acte d’accusation, au moins 20 personnes auraient ainsi obtenu de manière frauduleuse des permis de transport de matières dangereuses, avec l’aide d’un employé du département des transports de Pennsylvanie, Abdul Mohamman, entre juillet 1999 et février 2000. Ils payaient entre 50 et 350 dollars pour l’obtention du permis. Aucun lien n’a été établi pour l’instant entre ces suspects et les auteurs des attaques terroristes à l’avion-suicide du 11 septembre mais, mardi, l’attorney général John Ashcroft avait évoqué un danger «clair et net» d’une nouvelle vague aux États-Unis d’attaques terroristes suicide au camion piégé cette fois. Des camions piégés avaient été utilisés dans les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, contre le World Trade Center à New York en 1993, et contre les casernes à Beyrouth des soldats français et américains de la force multinationale au Liban en 1983 (plus de 600 morts). Un autre attentat au camion piégé a été perpétré en 1995 à Oklahoma City, par un citoyen américain, Timothy McVeigh, qui a été exécuté au printemps dernier. Les autorités redoutent particulièrement la possibilité que d’autres cellules terroristes «dormantes» préparent un ou plusieurs attentats au camion rempli d’explosifs ou de produits chimiques toxiques. Les forces de l’ordre ont été mises en alerte dans tous le pays. Le FBI et le département des Transports (DOT) ont demandé aux industriels et aux transporteurs de «surveiller toute activité suspicieuse concernant des produits chimiques et autres substances dangereuses».
Les enquêteurs fédéraux ont procédé ces derniers jours aux États-Unis à l’arrestation d’au moins dix personnes d’origine proche-orientale soupçonnées d’appartenir à des cellules terroristes «dormantes», dont les autorités pensent qu’elles planifiaient peut-être une vague d’attentats au camion piégé. Cinq hommes ont été arrêtés mercredi à Detroit (Michigan) dans le cadre d’une vaste enquête ouverte après les attentats du 11 septembre visant à déterminer si des «terroristes» auraient planifié des attentats au camion piégé, a-t-on appris hier de source judiciaire. Ces cinq hommes sont soupçonnés de s’être procuré de manière frauduleuse des permis de conduire de poids lourds pour le transport de matières dangereuses, selon les mandats d’arrêts lancés par le tribunal de district de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.